-
Suivi de la macrofaune benthique sur les estrans rocheux de Guéthary et Biarritz Ce rapport s’inscrit dans le cadre du programme régional ERMMA (Environnement et Ressources des Milieux Marins Aquitains) porté par le Centre de la Mer de Biarritz. Celui-ci présente les résultats obtenus au cours de l’étude du suivi de la macrofaune benthique des estrans rocheux de Guéthary et de Biarritz réalisée en 2021, ainsi que le suivi interannuel depuis 2002 pour l’estran de Guéthary et 2012 pour l’estran de Biarritz.
Ce premier suivi a été réalisé sur 22 stations d'échantillonnage réparties selon différents
étagements sur Guéthary comme Biarritz et a nécessité des quadrats de 16m2 pour le recensement des espèces. Les données obtenues permettent de décrire la macrofaune benthique des estrans ainsi que leur évolution depuis la mise en place de ce suivi en 2002.
Un second suivi a été effectué afin de recenser les placages d’hermelles (Sabellaria sp) déjà
présents en relatant leur nombre et leur périmètre, mais aussi d’identifier les derniers formés. Ce suivi est réalisé sous le Rocher du Basta depuis 2015, sur l’estran de Biarritz depuis 2018 et sur l’estran de Guéthary depuis 2019.
Les données obtenues ont permis de faire un bilan sur la richesse taxonomique et l’abondance moyenne de la macrofaune benthique présente cette année-là mais également de mettre en lumière certaines tendances évolutives en prenant en compte des résultats antérieurs, pour la macrofaune et macroflore benthique comme pour les hermelles.
-
Evaluation de la fréquentation et de la prédation des goélands sur les zones mytilicoles de l’île de Noirmoutier durant la période estivale
-
Découverte du métier de professeur des écoles en ikastola
-
La démarche d’investigation scientifique en école primaire
-
Inventaires de la flore messicole des champs cultivés et des vignes du Gers La flore messicole accompagne l’histoire de l’agriculture et des hommes depuis des milliers d’années. Inféodée aux cultures, elle est aujourd’hui menacée par l’intensification des pratiques agricoles et compte déjà sept espèces disparues, dix-huit menacées de disparition, et quatorze quasi-menacées en France métropolitaine. Ce stage s’inscrit dans le programme
régional Messiflore d’ex-Midi-Pyrénées, dirigé par le Conservatoire Botanique National des Pyrénées et de Midi-Pyrénées, auquel l’ADASEA du Gers participe depuis 2005. Il consiste en la réalisation de l’inventaire floristique exhaustif des champs cultivés, vignes et vergers sur 92 communes gersoises dépourvues de données « messicoles ». Le présent rapport analyse de manière univariée les résultats des inventaires et tente d’expliquer par une Analyse des Correspondances Multiples, l’influence de certains paramètres des parcelles visitées sur l’état de leur flore messicole. Il révèle une faible diversité spécifique en messicole tant au niveau communal que parcellaire avec des taxons similaires très régulièrement observés. Il suggère également que la présence de messicoles semble dépendre de certaines variables de
composition de la parcelle (type de culture, composition du sol, …), mais qu’elle n’est pas liée aux variables physiques mesurées.
-
Faible impact de la gestion différenciée sur les bords de routes départementales de Mayenne pour les lépidoptères et les carabes La gestion différenciée est un type de fauche par lequel la flore est coupée tardivement pour lui laisser le temps de réaliser tout son cycle biologique. Le but de l’étude a été de confirmer ou d’infirmer l’hypothèse selon laquelle la gestion différenciée a un impact positif sur le nombre et la diversité d’espèces et d’individus des bords de routes.
Pour cela, des inventaires de lépidoptères rhopalocères et de carabidés ont été effectués sur 8 sites en gestion différenciée et 8 sites témoins en gestion conventionnelle. Trois protocoles ont été utilisés pour inventorier les espèces et individus de ces taxons : des transects pour les lépidoptères, et des pots-pièges et planches pour les carabes. La fiabilité des résultats a été ensuite testée statistiquement. Il en est ressorti que
l’hypothèse formulée n’était pas statistiquement significative avec une marge de 5%. Cependant, d’après l’ensemble des résultats, la gestion différenciée comporte plus d’individus et d’espèces que la gestion conventionnelle. La gestion différenciée mériterait d’être développée, en conservant toutefois la gestion conventionnelle sur certaines portions de bords de routes.
-
Etat initial de la population de Tortues d’Hermann (Testudo hermanni hermanni), du Plateau du Lambert avant opération de translocation. Dans le cadre du programme LIFE+ (2010-14) La Tortue d’Hermann (Testudo hermanni hermanni), est actuellement l’un des reptiles les plus menacé à l’échelle européenne et mondiale. Elle décline sur l’ensemble de son aire de répartition, particulièrement dans le Sud Est de la France. La destruction et la modification de l’habitat sont les principales menaces qui pèsent sur l’espèce. Dans le cadre du programme européen Life+ (2010-2014), nous avons établi grâce à un protocole expérimental, un état initial du Plateau du Lambert sur la commune de Collobrières. Deux sites ont été prédéfinis,
un site contrôle avec le suivi radiotracking de six tortues et un site témoin, où aura lieu le renforcement de population, avec le suivi de huit tortues. Nous avons estimé la taille des domaines vitaux, l’utilisation des macro et micro-habitats et la thermorégulation des tortues.
Un état initial de ces paramètres servira de base, en prévision d’une opération de translocation. L’intérêt de cette comparaison de site sera dans un premier temps de voir l’effet du renforcement sur les populations résidentes du site témoin et également de voir l’adaptation ou non de ces tortues réintroduites durant les années précédant le relâché.
-
La Cistude d’Europe, toujours bien présente dans la retenue collinaire de l’Aubin, Pyrénées-Atlantiques La Cistude d’Europe est une espèce en déclin depuis plusieurs décennies. Elle fait actuellement partie des espèces menacées et fait donc l’objet de nombreux statuts de protection. Dans la vallée de l’Aubin, la présence d’un boisement humide, de marnières et d’un petit étang d’irrigation a permis l’installation d’une population de Cistudes d’Europe. Ici encore, le site a subi en 2000 des modifications suite à la réalisation d’une retenue collinaire. Depuis cette création, le Conservatoire d’Espaces Naturels d’Aquitaine met en place des mesures de gestion conservatoire sur la retenue à des fins de préservation. Le suivi réalisé en 2012 va permettre d’enrichir le Plan National d’Actions en faveur de la Cistude d’Europe et d’évaluer sur la population, l’impact de cet aménagement plus de 10 ans après. Cette année d’étude a révélé une population de petite taille (24 individus), mais les observations et les données récoltées lors des suivis antérieurs permettent d’estimer la taille de la population à une soixantaine d’individus. Ce site présente un grand intérêt car malgré les dérangements occasionnés, l’espèce s’est maintenue dans des proportions intéressantes. Le suivi a long
terme de cette population permettra de préciser sa dynamique ainsi que d’accroître les connaissances sur ses caractéristiques biologiques, écologiques et démographiques.
-
Inventaire des arachnides des bords de Loire de la "Rompure", diversité, originalité et structure des peuplements
-
Caractérisation des milieux prairiaux du bassin versant de l'Uhabia
-
Bilan du suivi de la colonisation de la Côte Basque par le goéland leucophée Larus michahellis depuis 2005. Mise en relation avec l'utilisation du centre de stockage de déchets ultimes de Zaluaga Bi par l'espèce. Depuis 2005, le Centre de la Mer de Biarritz mène une étude sur la colonisation de la Côte Basque par le Goéland leucophée Larus michahellis.
L’étude a été entreprise sur trois sites majeurs et des sites secondaires, procurant une vision d’ensemble de la population sur ce secteur. Biarritz, Hendaye et le Centre de Stockage de Déchets Ultimes de Zaluaga Bi sont respectivement les deux sites majeurs de nidification et le site principal d’alimentation. Ce dernier a été particulièrement étudié cette année à travers un protocole préconisé par la DREAL Aquitaine. Txingudi, Saint Jean de Luz, la Corniche et l’embouchure de l’Adour sont les sites secondaires étudiés. La présente étude a permis de mettre en évidence une augmentation des effectifs de Goélands leucophées sur la Côte Basque française depuis 2005. Un flux venant d’Espagne a été confirmé. Le rocher principal de nidification de Biarritz (la Roche ronde) semble saturé et les autres rochers proches de leur limite de capacité d’accueil. Il est donc à craindre un envahissement prochain de la zone urbaine. Ce phénomène se retrouve plus globalement sur l’ensemble de la Côte Basque. Le CSDU est le cœur de la dynamique journalière des Goélands leucophées. Toutes les colonies françaises et espagnoles environnantes viennent se nourrir sur ce site, qui voit ses effectifs exploser d’année en année. Il est donc la clé pour tenter de réguler les populations sur la Côte Basque.
-
Inventaire et caractérisation des habitats naturels humides dans le secteur Est du département de la Dordogne. Les zones humides sont des écosystèmes complexes et très diversifiés, abritant de nombreuses espèces faunistiques et floristiques. Elles assurent également des fonctions biologiques et hydrologiques au sein des écosystèmes dans la régulation de l’eau notamment. Les zones humides ont donc rôle multifonctionnel primordial et hébergent une grande biodiversité. Cependant, elles ont subi de nombreuses atteintes au cours des dernières décennies notamment en Aquitaine. C’est dans ce contexte que le CEN Aquitaine a lancé en 2005 un inventaire des zones humides sur le département du Lot-et-Garonne puis de la Dordogne en 2007.
Cette étude pluriannuelle a pour objectif l’inventaire « exhaustif » des zones humides du département passant par une délimitation et une caractérisation des habitats naturels humides en présence. En 2012, le secteur d’étude concerne une partie du Périgord Noir à l’est du département de la Dordogne. Après la présentation des résultats généraux, le rapport se concentre sur les résultats de l’inventaire de la partie aval du bassin versant de l’Elle, affluent de la Vézère. L’étude montre que sur cette partie du bassin versant de l’Elle, certaines zones sont encore bien préservées et présentent une faune et une flore patrimoniales à conserver.
La mise en place, dans un futur proche, d'une cellule d'assistance technique à la gestion des zones humides devrait permettre de valoriser les données accumulées au fil des années et de démultiplier les actions en faveur de la conservation et la gestion de ces milieux.
-
Suivi de la reproduction du Busard cendré dans le département de la Loire et protection pour son maintien
-
Indicateur du changement climatique sur le littoral : la nidification du Gravelot à collier interrompu Charadrius alexandrinus sous influence de la dynamique sédimentaire de la côte sableuse du Val-de-Saire Situé à l'Est de Cherbourg (Manche), le littoral compris entre la pointe de Barfleur et le cap Lévi abrite une population de Gravelots à collier interrompu. Le SyMEL (Syndicat Mixte des Espaces Littoraux de la Manche) suit la reproduction de l'espèce depuis 2010.
Nicheur au sol et sur la plage dans la majorité des cas, le Gravelot à collier interrompu a été choisi pour évaluer l'influence des caractéristiques morphologiques du littoral générées par le changement climatique sur sa nidification. C'est pourquoi des protocoles permettant d'étudier les liens entre l'installation des nids de Gravelots et la dynamique sédimentaire ont été mis en place en 2012.
La reproduction des Gravelots à collier interrompu en 2012 a été marquée par des problèmes de nidification se traduisant par un taux d'échec très important lors de la couvaison. Aucun poussin n'a été jusqu'à l'envol. Cependant, un nombre moyen de nids (n=54) et une densité élevée de couples (n= 16 à 32) ont été notés. Le suivi régulier de la nidification a confirmé la présence de sites préférentiels.
L'étude des profils de plage et des zones de transition dune/plage ont permis de diagnostiquer et localiser différentes dynamiques sédimentaires. Ces données croisées avec celles de la reproduction, semblent caractériser des milieux favorables à la nidification. Les sites présentant de larges hauts de plages peu pentus, nus ou peu végétalisés et non soumis à une érosion active semblent favorables.
-
Suivi des passereaux prairiaux nicheurs des Basses Vallées Angevines Les Basses Vallées Angevines, zone humide d’importance internationale, sont dominées par de grandes prairies alluviales de fauche. La confluence de la Mayenne, du
Loir et de la Sarthe submerge annuellement ce paysage pendant plusieurs mois. Ceci favorise une biodiversité exceptionnelle pour la faune et la flore. Ce site est notamment propice à la nidification des passereaux prairiaux dont le Tarier des prés, le Bruant proyer et le Bruant des roseaux, qui sont en net déclin depuis les années 1990. La méthode des plans quadrillés a été employée afin de fournir des indications sur l’utilisation spatiale des passereaux et de dégager des tendances sur les sept années suivies (2002 à 2007 et 2012).
Cette étude montre que l’équilibre ne peut être garanti que par l’entretien et la préservation des écosytèmes prairiaux. Actuellement, un outil Natura 2000 en faveur du Râle des genêts, les Mesures Agro-Environnementales Territorialisées « fauches tardives », indemnise les agriculteurs qui fauchent après le 20 juin et assurent ainsi la reproduction et la pérennité des populations de passereaux prairiaux.
-
Corridor de l’ Ayguelongue : entre préservation et cohérence de gestion
-
Condition corporelle, utilisation de l'habitat et structure d'une population de tortues d'Hermann, (Testudo hermanni hermanni), dans un milieu bénéficiant d'apports hydriques Les populations de tortues d'Hermann (Testudo hermanni hermanni) déclinent sur l'ensemble de leur aire de répartition. Dans le cadre du programme européen LIFE+, des points d'eau ont été créés sur un site doté d'une mare temporaire, constituant ainsi une ressource hydrique estivale. La SOPTOM-CRCC a pour objectif d’évaluer l’effet de cet aménagement dans le but de la création d'outils pour les gestionnaires d'espaces naturels en Europe. Dans ce rapport, j’ai évalué l’effet de la présence de ressources hydriques sur :
1- la structure de la population de tortues présente sur le site ;
2- l’utilisation des domaines vitaux et la condition corporelle des individus ;
3- l’utilisation des points d’eau temporaires par les tortues. Grâce à la technique de Capture-Marquage-Recapture, j’ai pu notamment mettre en valeur la présence importante de juvéniles sur le site comparé au site témoin (sans présence de mare et de point d’eau).
Dans un second temps, via un suivi télémétrique de seize individus sur les deux sites, j’ai comparé la taille des domaines vitaux des tortues suivies et l'évolution de leur condition corporelle pendant deux mois et demi. Enfin, j’ai également pu quantifier l’utilisation des points d'eau par les tortues, grâce aux relevés de traces autour de ces deniers. Bien que d’autres résultats doivent être analysés (ex : écophysiologie), l’ensemble des résultats obtenus suggère que la présence d’eau (ex : via des aménagements) peut bénéficier aux tortues et plus largement à la dynamique de la population.
-
Répartition et écologie de Lycaena dispar (Haworth 1808) (Lepidoptera, Lycaenidae) : amélioration des connaissances dans la partie Béarnaise des Pyrénées-Atlantiques (64) L’étude sur Lycaena dispar s’inscrit dans le programme régional de suivi des papillons menacés des zones humides mené par le CEN Aquitaine en partenariat avec plusieurs acteurs de l’environnement. Ce rapport constitue une première approche de l’analyse des données, seuls des extraits de l’ensemble des données ont pu être exploités. Les tendances générales vont être étudiées et confrontées à la littérature, mais aucunes certitudes ne peuvent en être déduites.
La première partie consiste à réaliser un inventaire des stations utilisées par l’espèce, dans le but de définir sa répartition régionale. Une préférence notable pour les prairies humides et mésohygrophiles a pu être mise en évidence. La favorabilité des modes de gestion n’a pas pu être mise en évidence, bien que les effectifs les plus importants aient été trouvés dans des prairies humides en pâturage extensif. Il a été observé que l’abondance de plantes-hôtes est plus forte lorsque le papillon est présent, par contre son influence sur les effectifs de populations n’a pu être exposée avec nos données actuelles. La préférence pour le Rumex crispus comme plante-hôte est indéniable. Les prémices du suivi comportemental transcrivent les difficultés pratiques à l’acquisition des données pour répondre à l’objectif recherché. Une majorité de mâles ont été observés, dont l’investissement énergétique majoritaire est le comportement d’alimentation. Les femelles ont été en grande partie observées en repos, très peu de comportement de ponte ont été relevé. Aucune espèce ou cortège d’espèce plus spécialisées n’a pu être mis en lien avec la présence du Cuivré des marais, il semble qu’il soit accompagné de Rhopalocère communs et peu exigent dont les abondances et fréquences d’observation concordent avec les résultats de suivis national. Les relevés floristiques destinée à l’étude des conditions micro-stationnelles des plantes-hôtes
pondues n’ont pas permis d’expliquer la variabilité du nombre d’œufs par pied de Rumex.
Les hauteurs de pontes ont présentées une forte variabilité, L.dispar semblent être capable de pondre sur des pieds très jeunes n’excédant pas quelques centimètres. L’étude de la phénologie n’a pu être réalisée dans les meilleures conditions, seule la deuxième génération a pu être suivie et les effectifs y sont bien inférieurs à ceux de la première.
L’étude est toujours en cours, et un traitement exhaustif des données apportera peut-être de nouveaux éléments de réponse aux différentes questions concernant cette espèce.
-
Suivi écologique de Chiroptères et inventaires d'arbres d'intérêt sur le site Natura 2000 FR9301590 «Rhône Aval». Les Chiroptères, êtres à part dans l’évolution, sont toutes protégées en France par
différentes lois comme notamment la Directive Habitat-Faune-Flore de 1992.
La région Provence-Alpes-Côtes-d’Azur est l’une des plus riches en chauves-souris, en effet 30 espèces sont retrouvés sur son territoire, sur les 35 espèces que possède l’Europe.
C’est pourquoi lors de la création du site Natura 2000 sur le Rhône Aval, les
Chiroptères bénéficient d’un volet dans le DOCOB entrainant la création d’études et de suivis. Les ripisylves du site « Rhône Aval » accueillent des cortèges d’espèces rares comme les chauves-souris arboricoles.
Cette étude aura pour but de mettre en évidence la richesse en gîtes arboricoles sur le site Natura 2000 en procédant à des relevés d’arbres remarquables sur le site.
Mais aussi à réaliser un inventaire de Chiroptères sur les bâtiments présents dans le site.
Tout ceci aura pour but de connaître les ripisylves et gîtes présentant un intérêt pour
les Chiroptères et donc de pouvoir éventuellement proposer des zones à protéger.
-
Etude de faisabilité de gestion des zones humides du Lot-et-Garonne Le secteur Nord du Pays de Serre. Réalisée dans le département du Lot-et-Garonne, et plus particulièrement sur le secteur des Causses et des Hautes-Serres de l’Agenais cette étude vise à créer une base de données concernant les zones humides afin de faciliter la mise en place de mesure de gestion conservatoire dans le futur.
L’étude a permis de classer en trois niveaux de priorité, pour un secteur donné, les sites présentant le plus d’intérêt pour la mise en place de mesures de gestion. Cette classification est obtenue en confrontant des critères d’intérêt écologique et de faisabilité de gestion afin de prendre en compte à la fois la biodiversité des sites et les contraintes techniques qui leur sont liées. Ces critères ont pu être établis suite à une étape préalable de prospection et de cartographie de l’ensemble des zones humides du secteur déterminé.
Les zones humides sont caractérisées en habitats selon la nomenclature Corine Biotope et diverses données concernant les usages, les facteurs de perturbation et l’hydrologie du secteur sont relevés. Cette étape a permis le renseignement de fiches sites selon une méthodologie nationale permettant leur échange et leur diffusion. Les sites étant auparavant sélectionnés selon leur superficie et leur diversité en habitats.
-
Concertation et biodiversité sur le marais de Beychevelle : mise en place d’une gestion des niveaux d’eau et d’une méthodologie pour la gestion des parcelles. Les espaces naturels sont marqués par la présence humaine: urbanisation, élevage, agriculture, tourisme… Les zones humides n’échappent pas à cette règle.
Dans le médoc, les hollandais ont asséché les zones humides en réalisant des chenaux et digues de protection afin de rendre les terres cultivables et navigables. L’utilisation des zones de marais pour l’agriculture a continué avec l’élevage et les potagers. Aujourd’hui les domaines d’activité et l’occupation du sol ont changés. Dans le marais de Beychevelle, zone humide étudiée, les zones de prairies sont devenues des peupleraies sous l’effet de la déprise agricole. Les nombreux fossés et ouvrages hydrauliques le traversant sont, depuis une vingtaine d’années plus ou moins entretenus.
Le syndicat mixte du bassin versant du Gargouilh et du grand Crastiou a souhaité établir une gestion concertée sur ce marais. Pour cela, la mise en place d’une gestion de l’eau prenant en compte les activités et besoins des zones humides est apparue nécessaire. Dans un second temps, la gestion des parcelles du marais en vu d’améliorer leur biodiversité sera effectuée. Ce document présente la mise en place d’une gestion des niveaux d’eau et d’une méthodologie pour la gestion des parcelles du marais de Beychevelle. La mise en place de la gestion des niveaux d’eaux s’est effectuée en tenant compte de l’hydrologie par la réalisation d’inventaires de l’état du réseau de fossés et des ouvrages (état général et état pour le franchissement piscicole), des activités (rencontre de propriétaires et gestionnaires) et du milieu (analyses des données biologiques). La mise en place d’une gestion sur les parcelles « Caronne », représentatives de la diversité des activités présentent sur le marais a permis la mise en place d’une méthodologie, outil pour la
gestion des parcelles du marais de Beychevelle.
-
Caractérisation par phytosociologie sigmatiste & cartographie des habitats de l’Ecozone du Forez Située dans le lit majeur du fleuve Loire, au cœur de la Plaine du Forez, l’Ecozone du Forez est un site d’une grande diversité d'habitats, abritant de nombreuses espèces floristiques et faunistiques. Dans cette mosaïque d’habitats, sur d’anciennes gravières réhabilitées, la FRAPNA Loire gère 506 ha de milieux alluviaux. A ce titre, les différentes actions entreprises par l’association sont stipulées à l’intérieur d’un document de gestion : le Plan Pluriannuel d’Actions (PPA). L’année 2013 prévoit la rédaction du nouveau PPA (2014-2018) et donc la remise à jour de la cartographie des habitats naturels. Les relevés phytosociologiques utilisés comme méthode d’inventaire floristique se sont avérés être une méthode indispensable à l’utilisation de la typologie EUNIS, permettant d’établir un lien entre travail de terrain et caractérisation des habitats. Sur près de 400 hectares prospectés, l’étude a mis en lumière 55 habitats différents dont 6 habitats d’intérêts communautaires tels que les mégaphorbiaies ou prioritaires comme les Aulnaies-frênaies. Ainsi, depuis la dernière cartographie de 2007, les milieux tendent à se refermer. Parfois rechercher, parfois subit, cette fermeture de milieu devra de nouveau être prise en compte dans le futur PPA.
-
Outil méthodologique pour l’évaluation des suivis du Râle des genêts (Crex crex) dans le cadre d’un programme LIFE+ Nature
-
La biométrie du genre Pristimantis varie-t-elle avec l’altitude ?
-
Amélioration des connaissances sur trois espèces patrimoniales dans le cadre du PRAO Aquitaine
-
Suivi de la reproduction de l’Alose feinte (Alosa fallax) sur l’axe Garonne / Dordogne. Le bassin de la Gironde est actuellement le seul système fluvio-estuarien dans
lequel évoluent les 8 grandes espèces de poissons migrateurs, dont l’alose feinte
(Alosa fallax, Lacépède, 1803) faisant l’objet de cette étude. Cette espèce est
aujourd’hui la seule dont la population semble en bonne santé et qui se reproduit en
grand nombre sur les axes Garonne-Dordogne. Il est donc important de gérer
durablement et de préserver cette population en état. Les connaissances sur cette
espèce sont encore assez peu nombreuses et c’est dans ce contexte que des suivis
ont été mis en place par l’Association MIGADO en 2005. Ils ont pour but l’évaluation
de l’abondance de la population en observant notamment l’intensité de l’activité de
reproduction sur la partie basse des axes Garonne, Dordogne et Isle/Dronne. Ces
suivis ont également pour objectif d’améliorer la compréhension de l’influence des
paramètres environnementaux sur la reproduction de cette espèce. Cette année, le
suivi a débuté le 18 avril pour se terminer le 27 juin. Cette saison, 23 nuits de suivi ont
été réalisées : 6 sur l’axe Dordogne et 12 sur l’axe Garonne qui sont les axes majeurs
ainsi que 5 sur l’axe Isle/Dronne, affluent de la Dordogne. Le suivi 2013 a mis en
évidence que la reproduction sur l'axe Dordogne se situe entre 106 et 150 km de
l'océan et entre 137 et 163 km pour la Garonne. Ces résultats sont comparés à ceux
des années précédentes et mettent en évidence :
- un début d'activité de reproduction précoce,
- une augmentation de l'activité comparée aux deux années précédentes,
- un déplacement des géniteurs vers l'axe Dordogne.
-
Projet de territoire : Le plateau des Bornes : AXE I : Préservation des espaces naturels remarquables. Étude de priorisation des zones humides. Les zones humides sont des habitats accueillant une richesse et une diversité faunistique et floristique importante. Ce sont des écosystèmes complexes qui assurent des fonctions biologiques et hydrologiques très importantes à petite et grande échelle, notamment dans la régulation des flux. Les zones humides jouent donc un rôle multifonctionnel et leur sauvegarde est une des priorités majeures des gestionnaires d’espaces naturels.
ASTERS, Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie, agit depuis plus de 30 ans dans la gestion et la préservation des habitats du département. Financé par le Conseil général et la région Rhône-Alpes, l’inventaire des zones humides est en cours d’actualisation. De nombreuses communes ont donc déjà vu leur territoire actualisé. Le plateau des Bornes, situé entre Annecy et Genève, est un territoire où agriculture et zone humide sont extrêmement liées. L’actualisation a permis de recenser 245 zones. Conscients de la richesse de leur territoire, les élus de 12 communes ont décidé de construire un projet de territoire. Comprenant trois axes, ce projet a pour objectif principal, un travail collaboratif autour de la biodiversité et des espaces naturels du plateau.
Dans ce sens, un des objectifs de l’AXE 1 (Préservation des espaces naturels remarquables) est la mise en place d’une méthode de priorisation des zones humides en fonction de neuf grands objectifs préalablement définis par les élus. ASTERS a donc pour mission d’élaborer une méthode permettant une hiérarchisation de ces sites.
La première étape a été d’identifier les données disponibles. Deux principales bases de données étaient à disposition : la base de données de l’Agence de l’eau ‘Rhône-Méditerranée-Corse’, regroupant la majorité des informations concernant les zones humides, et la base de données ‘FAUNE-FLORE’ d’ASTERS regroupant les données naturalistes de chaque zone. Un travail d’identification des critères précisant les grands objectifs a été effectué pour la mise en place de la méthode.
Une fois la méthode définie, des requêtes cartographiques dans les bases de données ont été effectuées pour faire ressortir les sites prioritaires du plateau. Une liste de zones humides a été obtenue par grands objectifs. Les communes connaissent donc maintenant les sites prioritaires de leur territoire et doivent maintenant entrer dans une phase de concertation pour identifier les sites qu’elles souhaitent valoriser sur leur commune.
-
Répartition et apports sur l’écologie et la biologie des leucorrhines en Landes de Gascogne
-
Recensement de la cigogne blanche (Ciconia ciconia) et approche du comportement des adultes au nid pendant la période de reproduction
-
Suivi de la reproduction des laridés : Sterne pierregarin, Sterna hirundo ; Mouette mélanocéphale, Larus melanocephalus ; Mouette rieuse, Chroicocephalus ridibundus et Goéland leucophée, Larus michahellis sur les radeaux artificiels du Sol de Loire (Montjean sur Loire) Il existe un certain nombre de radeaux artificiels installés en France et dans le Monde.
Ces installations, souvent mises en place comme mesures compensatoires à la disparition des bancs de sable naturels, tendent à se généraliser, avec parfois des résultats inattendus voire inespérés, tels que sur le site du Sol de Loire à Montjean sur Loire (49). La mise en place de ces milieux artificiels est normalement provisoire, dans l’espoir de la restauration des sites naturels de nidification, de la Sterne pierregarin notamment. Des comptages d’effectifs sont généralement mis en place afin d’assurer le suivi du site et d’en mesurer le bénéfice pour les oiseaux.
Cependant, sur le site de la carrière du Sol de Loire, des études innovantes sont mises en place afin d’améliorer le suivi, et un réel travail de recherche et de compréhension de la vie sur ces radeaux est effectué, au niveau démographique et comportemental.
Les points clés de la reproduction des 3 espèces sont abordés, de l’installation des oiseaux (formation des couples, parades, choix des emplacements des nids), à leur départ (envol des adultes et juvéniles), en passant par la phase de reproduction propre (couvaison, éclosion des œufs, nourrissage des jeunes). De plus, un protocole expérimental sur les différents comportements des oiseaux sur les radeaux a été réalisé, dans l’optique de pouvoir comparer, à terme, les agissements des trois espèces cohabitant sur ce milieu artificiel, à ceux de ces mêmes oiseaux en milieu naturel,
et d’en mesurer les similitudes et les différences, notamment au niveau des comportements négatifs tels que les attaques qui paraissent moins récurrents sur ce milieu recréé, alors que la densité d’individus adultes et de poussins y est plus élevée.
-
Etude de l'importance des Barthes de l'Adour durant la migration pré-nuptiale et la reproduction de la spatule blanche (Platalea Leucorodia Leucorodia). La spatule blanche Platalea leucorodia est une espèce migratrice emblématique des zones humides tranquilles, propres et riches en nourriture. Espèce menacée depuis le 20ème siècle, sa population atlantique semble en nette augmentation au 21ème siècle. Les Landes accueillent de plus en plus de spatules au fils des années ; aussi, l’étude de sa phénologie migratoire ainsi que sa reproduction semblait s’imposer. Cette étude met en avant un bon état de la population atlantique en migration mais aussi reproducteurs. Cette tendance croissante se retrouve, de manière plus générale, en France et en Europe de l’Ouest. Si actuellement le département n’est pas un site majeur, il n’est toutefois pas négligeable et les avantages hydrauliques qu’il présente sont indéniables.
Depuis 2005, la spatule niche dans la réserve de Saint Martin de Seignanx et depuis peu, sur deux nouveaux sites. Nous pouvons donc affirmer que ces sites comblent ses besoins en période de reproduction. Suite à l’observation du comportement alimentaire des spatules et aux prélèvements d’organismes aquatiques sur les zones de nourrissage préférentielles et une seule famille d’insectes aquatiques a été trouvée.
Enfin, l’étude comportementale a mis en évidence l’importance des zones humides dans leur cycle journalier à savoir le repos, la toilette et l’alimentation.
-
Suivi et protection du Busard Cendré : la dispersion des adultes (mâles et femelles) dépend-t-elle du statut de reproduction (échec ou réussite) de l’année précédente ?
-
Des aménagements pour améliorer la biodiversité sur l’exploitation agricole du Marault Dans un contexte d'appauvrissement de la Biodiversité, l'association de la Maison
de l'Environnement entre Loire et Allier a mis en place le programme « Agriculture et
Biodiversité ». Des études préalables à des préconisations de gestion visant
l'amélioration de la diversité floristique et faunistique sont effectuées sur des fermes où les exploitants sont volontaires. Pour cela, des inventaires des végétaux sur les différents milieux ont été effectué ainsi que des prospections autour des amphibiens,
des odonates, des lépidoptères et des orthoptères. Suite à quoi, des préconisations de
gestions autour des mares, du bocage et divers points en accord avec les exploitants
agricoles ont été proposées. Le protocole théorique n'a pas pu être effectué
complètement du fait de la météo peu clémente ce printemps qui a retardé la sortie des taxons, notamment des orthoptères où une étude complémentaire devra être effectuée.
Les différents inventaires effectués ont permis de découvrir un grand nombre d'espèces présents sur les divers milieux de la ferme du Marault. Le principal point faible de l'étude est le nombre important d'acteurs gérant le site. Ils ne sont pas tous sensible à la protection de l'environnement, une présentation plus précise de la nécessité des aménagements doit être effectuée. L'avantage du plan de gestion est l'indépendance des propositions les unes des autres, les exploitants pourront donc choisir celles qui les intéressent le plus. Dans un futur proche, un bilan des six premières études préalables et de leurs premiers résultats sera effectué.
-
Suivi de la migration et de la reproduction de la grande , en moyenne Garonne. Le système fluvio-estuarien Gironde-Garonne-Dordogne représente un axe migratoire
principal pour les poissons migrateurs comme la grande Alose (Alosa alosa).
Cependant, depuis la fin du XIXème siècle, ce poisson amphihalin à migration potamotoque voit ses effectifs fortement régresser en raison de facteurs anthropiques multiples.
Cette étude vise à estimer le stock de géniteurs de grandes Aloses présent en Moyenne
Garonne pour l’année 2013 et à analyser sa migration et sa reproduction. Les données de migration sont récoltées à l’ascenseur de barrage hydroélectrique de Golfech et les données de reproduction sur zones de frayères par comptage direct des pontes, localement appelées « bulls ». Les résultats sont ensuite mis en relation avec les facteurs abiotiques déclencheurs, qui sont la température de l’eau et le débit.
Cette année, 616 aloses ont été comptabilisées à l’ascenseur de Golfech.
La migration s’est déroulée de mars à juin avec un pic des passages en mai. Un décalage dans le temps est observé, les aloses semblent être plus précoces ces dernières années.
La reproduction, quant à elle, a eu lieu d'avril à juillet avec un pic des pontes en mai.
À la suite des extrapolations, 334 grandes Aloses sont estimées sur frayères pour cette saison. Un caractère opportuniste des aloses est observé avec de la reproduction lorsque les paramètres abiotiques ne sont pas optimaux. En raison des mauvaises conditions météorologiques et du retour dans le bassin des individus de l’année 2008, les activités migratoire et reproductrice ont été les plus faibles depuis le début du suivi de l’espèce.
Le stock de géniteurs de grandes Aloses en Moyenne Garonne est estimé à 950 individus (± 50). Ce chiffre alarmant n'annonce rien de très prometteur pour les populations futures. Tous les regards sont tournés vers les années à venir.
-
Etat des lieux sur une rivière à moules perlières, la Leyrenne, en Creuse (23)
-
Recherche de présence des mammifères sauvages d'Aquitaine selon les protocoles standardisés pour la Loutre d'Europe (Lutra lutra) et le campagnol amphibie (Arvicola sapidus) L’objectif général du stage est de participer à la réalisation de l’Atlas des Mammifères sauvages d’Aquitaine, ceci dans le but de préciser la présence et la répartition des différentes espèces de Mammifères dans la région. Ces informations seront ensuite traitées grâce à un logiciel de cartographie afin de les restituer sous forme de cartes de répartition des espèces identifiées. Des données sur les types de cours d’eau visités et la végétation présente aux abords sont également récoltées afin de réaliser des hypothèses sur les habitats fréquentés préférentiellement par les espèces étudiées. Toutes les données déjà disponibles et récoltées au cours du stage sont précieuses car elles vont permettre de mieux connaitre la répartition des Mammifères sauvages en Aquitaine et d’observer quels environnements ils apprécient pour vivre.
Des actions de conservation pourraient être entreprises pour certaines espèces dont la situation est préoccupante. Ainsi, en France, la situation de la Loutre d’Europe s’améliore. Alors qu’elle était autrefois chassé pour sa fourrure, sa viande ou simplement car elle était considérée comme un concurrent pour l’Homme, la loutre est aujourd’hui classée « préoccupation mineure » par l’UICN et est en pleine phase de recolonisation progressive de différents secteurs du territoire. Pour le cas du Campagnol amphibie, alors que l’espèce était mentionnée comme n’étant la cible d’aucune menace en 1984 dans l’atlas des Mammifères sauvages de France, les autorités ont commencé à être alertées par la disparition de nombreuses populations pour finalement arriver, en 2013, à un classement dans la catégorie des espèces protégées par la loi en France.
-
Etude initiale à la lutte contre les plantes invasives sur la Côte des Isles (50)
-
Etude de l’état de conservation des haies et arbres isolés dans le Val d’Allier et identification des habitats favorables à Limoniscus violaceus
-
Inventaire des Maculineas et des Rhopalocères remarquables sur le territoire de Métropole Savoie Depuis 1991, le Conservatoire d'Espaces Naturels de Savoie, recense, sauvegarde et porte à la connaissance du public les éléments constitutifs du patrimoine naturel. Jusqu'à présent, les suivis rhopalocère portaient sur des zones humides. Ainsi, un travail très important a été réalisé en Chautagne (plus grande zone humide de la région) où les treize années de suivis et la mise en place de MAET ont permis d'accroître et de pérenniser de nombreuses populations de papillons, comme le Damier de la Succise (Euphydryas aurina) ou l'Azuré de la sanguisorbe (Maculinea Telejus).
Il faudra cependant, attendre 2013 pour qu'un premier inventaire des papillons de pelouses sèches soit initié, dans le cadre de la déclinaison régionale du Plan National d'Action en faveur des Maculineas. De ce fait, des ensembles de sites prioritaires pelouses sèches ont été définis dans le territoire de Métropole Savoie pour réaliser une cartographie des zones de présence des Malicuneas. Plusieurs autres espèces patrimoniales ont été recherchées, comme la Bacchante (Lopinga Achine) et l'Apollon (Parnassius apollo) pour améliorer les connaissances de ces espèces.
Les résultats de l'inventaire ont finalement mis en avant l'existence de 13 populations de Maculinea arion, principalement dans les Bauges, et n'ont permis de trouver qu'une seule station de Maculinea alcon rebeli. Ce dernier semble n'avoir qu'une présence très faible et erratique dans le territoire inventorié. Il est cependant à noter que la saison particulièrement froide et pluvieuse a retardé l'émergene de nombreux papillons et fragilisé certaines populations, ce qui a biaisé les résultats. Il est donc nécessaire de reconduire cet inventaire dans quelques années, une fois que les populations se seront rétablies. Au final, 5 des 14 sites prioritaires initiaux se sont révélés accueillir une population de Maculinea. La phase suivante du PNA Maculinea sera de formuler puis d'engager des mesures conservatoires adaptées pour ces sites.
-
Synthèse du suivi expérimental de la protection rapprochée des nids de Courlis cendré (Numenius arquata) et de Vanneau huppé (Vanellus vanellus) dans le site Natura 2000 de la Vallée du Drugeon. Les espèces nichant au sol sont connues pour présenter ces dernières décennies une augmentation de l’échec de reproduction directement liée, d’une part aux activités anthropiques (diminution de l’habitat favorable à la reproduction et augmentation de la fréquence des dérangements) et d’autre part à une augmentation de la densité de prédateurs (Conovers et Lyons, 2003).
Le territoire de la Vallée du Drugeon n’échappe pas à la tendance générale, les effectifs de certaines espèces nicheuses, notamment le Vanneau huppé et le Courlis cendré voient leurs effectifs chuter d’année en année. Une phase expérimentale de 3 ans (2011-2013), a permis de tester un protocole de protection rapprochée des nids, en lien avec la fauche des habitats d’intérêt communautaire de nidification de l’espèce, pour adapter les pratiques de gestion. Cette expérimentation s’avère positive sur différents points, et nécessite une poursuite pour améliorer le dispositif. Le but est d’améliorer, si possible, chaque année le protocole afin de le rendre de plus en plus performant.
La mise en place du protocole de protection rapproché a permis de protéger cette année 7 nids dont 2 de Vanneau huppé et 5 de Courlis cendré. Le nombre de couples sur la vallée ayant stagné voir légèrement augmenté depuis 2011, rassure quant à l’efficacité de ce protocole.
Les filets de protection s’avèrent réellement utiles pour la phase de couvaison seulement, l’après-éclosion reste la principale limite de cette étude : Comment suivre les poussins jusqu’à leur envol ? Quels moyens permettraient de les protéger efficacement ? Comment déterminer précisément leur taux de mortalité ? Sur la Vallée du Drugeon la préservation du Courlis cendré et du Vanneau huppé ne dépend pas uniquement d’une gestion écologique mais s’intègre aussi dans un
contexte socio-économique très influent.
-
Caractérisation phytosociologique de la commune d'Insviller dans le cadre d'un Atlas communal Depuis 1993 le Parc Naturel Régional de Lorraine a mis en place des atlas communaux sur les communes de son territoire afin de mieux connaitre la biodiversité qui y est présente et de pouvoir la prendre en compte dans de futurs aménagements.
En 2014, c’est le village d'Insviller qui est prospecté afin d'avoir son atlas communal. Celui-ci a pour vocation d'apporter le maximum de connaissances sur la commune. Pour cela
plusieurs inventaires faunistiques ont été réalisés ; mais l'entrée principale est resté la
botanique. Dans ce cadre, c’est la méthode de la phytosociologie sigmatiste qui a été
utilisée pour caractériser les habitats prairiaux et forestiers, et ainsi connaître les
potentialités écologiques de la commune.
-
Suivi de la migration et de la reproduction de la Grande Alose, (Alosa alosa), en Moyenne Garonne. Depuis de nombreuses années maintenant, l’activité anthropique sur les cours d’eau
et les milieux associés entraine le déclin de nombreuses espèces migratrices notamment celle de la grande Alose (Alosa alosa).
Sur la Garonne, les stocks ne cessent de Bchuter depuis maintenant une vingtaine d’années et ce malgré les réflexions et dispositifs mis en place pour enrayer cette dynamique.
Dans le but d’évaluer l’état de la population de grande Alose en Moyenne Garonne, un suivi de la migration et de la reproduction est réalisé chaque année par l’Association pour la Gestion de la Réserve Naturelle de la Frayère d’Alose et MIGADO.
Afin d’effectuer l’estimation du stock de géniteurs de grande Alose, un comptage des bulls sur frayères et des passages au niveau de l’ascenseur de Golfech est réalisé.
Pour la saison 2014, il a été estimé 3030 grandes Aloses.
Un résultat inquiétant pour le devenir de l’espèce.
-
Suivi de population et conservation de deux espèces de lépidoptères protégés sur le site des tourbières de Vendoire (Dordogne, 24) : Coenonympha oedippus & Maculinea teleius Les Tourbières alcalines de Vendoire (24) accueillent de nombreux habitats d'intérêt communautaire et plusieurs taxons floristique et faunistique protégés. Géré par le CEN Aquitaine depuis 1998 et valorisé par la communauté de communes du Pays Ribéracois, ce site est ouvert à tous.
Ancien site d'extraction de la tourbe, les tourbières sont aujourd'hui préservées et hébergent notamment deux espèces de Lépidoptères rares et protégés à fort enjeux de
conservation : Coenonympha oedippus et Maculinea teleius. Depuis 1998, des suivis ont été entrepris afin d'évaluer l'état de conservation de leur population sur le site.
Les résultats du suivi 2014 confirme le maintien de la population des deux papillons et mettent en évidence l'intérêt d'améliorer les connaissances sur ces espèces et de gérer le milieu en leur faveur. Afin de pérenniser leur population sur le long terme, les actions de gestion préconisées devront cependant être mises en œuvre.
-
Connaissances et préservation des pelouses sèches de l’Isère Rhodanienne et des Bonnevaux. Au cours du siècle dernier, les pelouses sèches ont fortement régressé. Or, ces
milieux ouverts, caractérisés par une végétation basse, abritent une grande
biodiversité spécifique. Les causes de leur déclin sont essentiellement de nature
anthropique : abandon des pratiques agricoles traditionnelles, urbanisation,
intensification des milieux et espèces invasives. Afin de mieux connaître, gérer et
protéger ces milieux, un travail de pré-cartographie par photo-interprétation et une
étude de terrain ont été mis en place de 2013 à 2014. Une liste d’espèces végétales
caractéristiques des différents habitats naturels et une liste des espèces végétales et
animales patrimoniales inféodées à ces milieux ont été élaborées à l’aide de
nombreux partenaires et feront l’objet d’un inventaire. L’ensemble de ces données a
été entré dans un Système d’Information Géographique et sera distribué aux
différentes communes du territoire prospecté sous forme d’un atlas cartographique
dynamique. Cette deuxième année de prospection a permis d’achever la couverture
du territoire d’étude. De nombreuses données naturalistes ont été cumulées, la
sensibilisation du public a été continuée et un tableau des actions prioritaires à
mettre en place pour préserver ces milieux a été établi.
-
Requalification environnementale de l’Autoroute A62. Le réseau routier français est aujourd’hui source majeure de fragmentation de l'habitat. Cette fragmentation est considérée comme la principale cause de l'érosion de la biodiversité. La réduction de la taille des fragments d’habitats et l’augmentation de leur isolement réduisent la viabilité des populations d’espèces de par la disparition d’échanges entre populations.
Dans le cadre de la requalification environnementale de son réseau autoroutier, le groupe ASF lance un programme visant à améliorer la transparence et le rôle écologique de ses autoroutes. Le département du Lot-et-Garonne fait partie des dix départements inclus dans ce programme depuis 2013, programme financé par le contrat de plan 2012-2016 avec l'État.
C'est la portion Lot-et-garonnaise de l'A62 qui est aujourd'hui à l'étude, mission pour laquelle le bureau d’études Écotone a été mandaté. L’objectif du programme était d’identifier les corridors écologiques « rompus » par l’autoroute A62 et d’y rétablir les continuités écologiques.
Pour atteindre ces objectifs la stratégie fût de lancer une expertise écologique doublée d’une prise en compte de l’ensemble des activités d’aménagement du territoire. La méthodologie utilisée s’est basée d’une part sur la mise en évidence des besoins en continuités écologiques des territoires traversés et d’autre part sur la confrontation de ces besoins face aux possibilités qu’offrait l’infrastructure en termes de franchissement par les ouvrages existant. Cette confrontation a permit de mettre en avant des « points de conflits » et des « points de passages ».
La proposition d’aménager huit passages à faune, renforcer 15 km de clôtures, ainsi
que créer deux échappatoires à grande faune ont été les solutions proposées pour permettre de rétablir les flux de migration de la faune locale en toute sécurité et surmonter la problématique des continuités écologiques rompus par l’autoroute A62.
-
Inventaire des micromammifères de la Réserve Naturelle Nationale de l’étang de l’Estagnol et du site naturel protégé des Salines de Villeneuve. Analyse des cortèges d’espèces en fonction des différents habitats présents sur la zone d’étude. La Réserve Naturelle Nationale de l’étang de l’Estagnol et le site naturel protégé
des Salines de Villeneuve ont réalisé un inventaire des micromammifères afin de répondre aux objectifs de leurs plans de gestion. Le but du protocole est de caractériser les cortèges d'espèces présents en fonction des habitats échantillonnés. Pour cela, la méthode de piégeage en ligne et des pièges INRA ont été choisis.
Quinze lignes composées de 34 pièges appâtés et espacés de 3 mètres le long d’un linéaire de 100 mètres ont capturé durant 3 soirées consécutives.
Sur 80 captures, 5 espèces (toutes communes) ont été identifiées :
la Crocidure musette (Crocidura russula), le Mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus), la Souris grise (Mus musculus), la Souris d’Afrique du nord (Mus spretus) et le Campagnol agreste (Microtus agrestis). Pour la plupart, ce sont des espèces anthropophiles, typiques de milieux dégradés.
Le recouvrement et la hauteur élevée de la strate herbacée ont une influence positive
sur la présence de micromammifères, tandis que la distance à l’eau d’une ligne et le recouvrement important de sol nu exercent l’effet inverse. Chaque espèce présente une dépendance particulière à une variable spécifique de l’habitat et les communautés de micromammifères diffèrent toutes en fonction des cortèges floristiques. Aussi, privilégier une diversité d’habitats sur la zone d’étude est primordial pour favoriser la biodiversité des communautés de micromammifères.
-
Etude d'impact d'une infrastructure linéaire sur les milieux aquatiques La société AQUABIO est un bureau d’étude indépendant dont le métier est de produire, valoriser, expertiser des données hydrobiologiques. Dans le cadre du projet de la construction d’une infrastructure linéaire (route, autoroute, voie ferrée), l’entreprise concernée doit procéder à un suivi annuel, en phase de travaux, de la qualité des cours d’eau. Pour cela, le bureau d’études AQUABIO a été mandaté afin d’établir des suivis annuels de l’état écologique des cours d’eau de 2012 à 2016.
L’objectif de cette étude est de réaliser, pendant la phase de travaux, le diagnostic écologique de deux stations afin d’évaluer l’impact de l’infrastructure linéaire sur le cours d’eau des Mésanges et le cours d’eau des Pluviers.
Les résultats des indices biologiques (IBG-DCE, IBD) et physico-chimiques ont montré pour le cours d’eau des Mésanges une baisse de la qualité globale de l’eau entre 2009 et 2014 passant d’une bonne qualité à une qualité moyenne. A l’exception de l’IPR déclassant. L’analyse des traits biologiques et écologiques des macro-invertébrés a mis en avant une diminution de la qualité de l’habitat ainsi qu’un colmatage du milieu, celle-ci confirmée par les guildes relatives aux diatomées.
Sur le cours d’eau des Pluviers, une baisse de la qualité globale de l’eau est également constatée passant d’une très bonne qualité en 2009 à une bonne qualité en 2014, l’IPR étant toujours déclassant. L’étude plus approfondie des indices biologiques a montré une perturbation ainsi qu’une eutrophisation du milieu entre 2012 et 2013. Une amélioration de la qualité globale de l’eau en 2014, semble être due à une diminution de la pression des travaux. De plus, la station du cours d’eau des Pluviers est située plus en aval du chantier que le cours d’eau précédent.
Sur les deux cours d’eau, l’évaluation de la qualité chimique de l’eau et des sédiments montre une contamination par les nitrates due au contexte agricole du bassin versant, ainsi qu’une contamination par les Hydrocarbures et le Manganèse, vraisemblablement due aux engins et aux rejets de chantier dans le cours d’eau.
-
Fonctionnalité des passes à poissons sur le bassin Rhône-Mediterranée. Les poissons migrateurs amphihalins sont des espèces qui se déplacent entre le milieu
marin et le milieu d’eau douce pour accomplir leur cycle de vie.
Ces poissons migrateurs ont vu leur population chuter avec l’augmentation significative du cloisonnement des cours d’eau.
Pour remédier à ce déclin, plusieurs réglementations visant à retrouver une continuité
écologique acceptable ont vu le jour. C’est pourquoi, ces dernières années plusieurs
millions d’euros ont été investis dans la création de passes à poissons.
Face à l’investissement important de cet argent public, il se pose aujourd’hui la
question de leur fonctionnalité.
C’est pourquoi, l’association MRM lance pour la première année une étude visant à
obtenir une vision claire des dispositifs rencontrés sur bassin en recherchant plusieurs
informations à leur sujet (lieu, type, fonctionnalité…).
Ces quatre mois de stage ont permis d’atteindre un premier objectif en obtenant un
listing exhaustif des passes à poissons présentes sur le territoire d’action.
Des premières données sur la fonctionnalité ont été récoltées auprès de l’ONEMA.
Ces dernières n’étant pas complètes, une proposition d’une méthode de recueil des données sur l’entretien a été proposée avec notamment la rédaction d’une fiche terrain. Cette étude n’étant qu’à son début, des préconisations pour les années à venir ont été rédigées.
-
Création d’une liste commentée des chiroptères dans le Cantal. Alter Eco est un bureau d’études naturalistes basé dans le Sud du Massif central. C’est sur ce secteur qu’il mène la plupart de ses activités. Elles consistent principalement en études d’impacts, diagnostics écologiques ou conseils environnementaux. Parmi leurs spécialités, les chauves-souris, et c’est sur ce thème que porte le stage. Il s’insère dans le contexte du projet de rédaction d’une liste commentée des chiroptères du Cantal. C’est un département qui présente une diversité de paysages abritant 27 espèces sur les 34 présentes en France.
Cette richesse et les compétences d‘Alter Eco en la matière, justifient la volonté de faire le point sur les connaissances déjà acquises. Pour pouvoir les exploiter, la constitution d’une base unique numérisant toutes les données disponibles est nécessaire, cela constitue la première phase de ma mission. Dans un second temps, des inventaires ont été effectués dans les secteurs souffrant d’un déficit d’informations. Dans cette optique, la plupart des outils d’études des chiroptères ont été déployés, appareils de détection (Anabat, SM2, Tranquility transect, …), suivi de gîtes, captures et télémétrie. Ce travail de terrain a permis de combler certaines lacunes et de compléter la base. Celle-citerminée, des études numériques et cartographiques ont été menées. Dans un premier temps, elles portent sur l’ensemble du jeu de données et cela pour rendre compte de l’étendue des connaissances. Mais en plus de ces commentaires globaux, il a fallu proposer des analyses spécifiques. Elles vont en partie reposer sur des cartes de probabilités de contact ou de présence éditées grâce au cokrigeage. Ce sont ces conclusions qui vont constituer la liste commentée des chiroptères du Cantal.
-
Détermination des stocks de carbone organique des sols forestiers en fonction de la gestion sylvicole du Sapin Douglas. Le projet PiCaSo de l’IRSTEA de Grenoble ambitionne d’offrir un levier concret d’atténuation des émissions nationales de gaz à effet de serre grâce à un pilotage des stocks de carbone organiques des sols de forêts, via l’implémentation de pratiques sylvicoles adaptées aux spécificités pédoclimatiques des principales régions forestières françaises. Les forêts constituent les stocks de carbone le plus important en France métropolitaines, dont la majeure partie se situe dans les sols. Ainsi, la gestion des stocks de carbone des sols forestiers constitue un levier possible d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre.
En forêt, le stockage de carbone organique du sol dépend d’une multitude de facteurs (climat, type de sol, gestion sylvicole,…) dont les effets sont mal connus. L’apparition de modes de gestion sylvicole plus intensifs avec le développement de la filière bois énergie renforce l’incertitude quand à la durabilité du stockage du carbone dans les sols forestiers.
Le projet PiCaSo propose donc de créer un référentiel national de l’effet de plusieurs modes de gestion sylvicoles sur les stocks de carbone organique du sol dans différentes situations pédoclimatiques (228 placette réparties dans 30 massifs forestiers en France) ; et de développer une méthode capable de fournir une estimation robuste de la durabilité du stockages du carbone organique du sol.
Pour y parvenir, la méthodologie retenue utilise une stratégie d’échantillonnage stratifiée avec quantification des stocks de carbones organiques du sol superficiels (0-30cm) et profonds (30-50cm).
La durabilité du carbone est estimée par une méthode multicritère. La stabilité du carbone est mesurée par des incubations en laboratoire, un fractionnement physique et thermique du carbone, la quantification de charbons et une étude fine de la minéralogie des sols. Ce rapport présente les tout premiers résultats obtenus pour ce projet PiCaSo sur le sapin Douglas dans le massif du Morvan. Les résultats ne sont pas significatifs, n’ayant pas un nombre de réplicas suffisant, mais suivent tout de même la tendance prévue lors de la mise en place des hypothèses.
-
Atlas de la Biodiversité Chalonnaise Méthodologie générale et amélioration des connaissances sur les Amphibiens Chalonnes-sur-Loire (49). Les Atlas de la Biodiversité Communale, outils nationaux, sont de véritables moyens permettant à la fois une amélioration des connaissances au niveau locale mais aussi une sensibilisation/appropriation de la biodiversité par la population. Les Amphibiens, taxon sensible et remarquable, sont aujourd’hui primordiaux à prendre en compte pour étudier la biodiversité. L’Atlas de la Biodiversité Chalonnaise a défini ce taxon comme prioritaire à étudier en 2015.
Son étude comme celle des autres taxa repose sur une articulation de la méthodologie en trois phases : la récolte de données standardisées, la recherche de certains taxa à enjeu particuliers et la synthèse/récolte de données ponctuelles. Ces trois types de données sont complémentaires et leur synthèse permet d’éditer des cartes de répartition des espèces dans un maillage 1x1 km. L’étude des amphibiens en 2015 a permis d’inventorier 124 mares dont 92 dans un cadre protocolaire. Ce sont ainsi 11 espèces qui ont pu être inventoriées. L’ analyse des données a permis, entre autre, de mettre en valeur certaines tendances écologiques, d’analyser la répartition et de définir un statut de rareté à l’échelle communale pour les différentes espèces. D’autres études suivront, dans les prochaines années pour poursuivre l’enrichissement des connaissances sur certaines espèces dont le Triton ponctué (Lissotriton vulgaris), espèce découverte en 2015 sur la commune et qui présente un très fort enjeu en Pays de la Loire. Sa répartition sera donc à affiner.
Pour l’ensemble des espèces un suivi pourra être envisagé dans 5 ans. Entre temps, il convient de persévérer dans la communication/sensibilisation des habitants, point clé dans la préservation de la biodiversité locale.
-
Amélioration des connaissances sur l’Azuré du Serpolet (Maculinea arion) au niveau des continuités thermophiles entre les réseaux de coteaux calcaires de Creuzier et du Vernet (Allier - 03) Ce rapport de stage présente l’étude et l’amélioration des connaissances sur un papillon de jour, Maculinea arion (Lepidoptera, Lycaenidae), sur un réseau de coteaux calcaires du Sud-Est de l’Allier. Il a été réalisé durant un stage au Conservatoire d’espaces naturels de l’Allier (C.E.N. Allier) du 7 Avril au 28 Août 2015.
L’étude a été menée sur le réseau de coteaux calcaires qui s’étend de Saint-Germain-des-fossés à Abrest et qui contourne les agglomérations de Cusset et de Vichy. Elle a pour objet de connaître la présence et la répartition de Maculinea arion ainsi que de ses hôtes sur ce réseau de coteaux calcaires bourbonnais, mais aussi de déterminer la présence et la viabilité des connexions entre les différents coteaux et zones de pelouses sèches.
Des protocoles ont donc été mis en place afin de cartographier les éléments typologiques présents sur la zone d’étude, recenser les plantes et fourmis-hôtes de Maculinea sur les sites intéressants, évaluer la potentialité des connexions entre les sites des Cornillons et des Combes, et pour finir suivre l’évolution de la population de
M. arion sur ces coteaux.
Les résultats de cette étude montrent que la région est divisée en deux écocomplexes déconnectés, d’une part à cause de l’urbanisation qui grignote peu à peu sur l’environnement, d’autre part à cause de l’absence d’espèces hôtes essentielles à Maculinea et des obstacles naturels que sont les zones forestières qui découpent la zone d’étude à divers endroits. Néanmoins, les populations présentes sur chaque écocomplexe sont stables et fonctionnelles, ce qui n’empêche pas la mise en place de mesures et d’actions afin de préserver M. arion ainsi que les espèces inféodées aux coteaux calcaires, sans oublier les continuités écologiques qui les relient.
-
Etude d'impact d'une infrasctructure linéaire sur des cours d'eau. L’objectif de cette étude est pendant la phase de travaux, d’une infrastructure linéaire, de réaliser le diagnostic écologique de deux stations, la rivière des Tulipes et la rivière des Rosiers, et d’évaluer les impacts potentiels de cette construction.
Pour quantifier l’impact de l’infrastructure, trois indices biologiques ont été utilisés : l’Indice Biologique Global (IBG-DCE), l’Indice Biologique Diatomique (IBD), l’Indice Poissons Rivières (IPR). Pour compléter les résultats obtenus avec l’IBG, les traits biologiques sont utilisés pour comprendre la biologie des organismes benthiques. Couplés aux indices biologiques, les relevés physico- chimiques permettent de déterminer les effets des perturbations ainsi que leurs causes sur le cours d’eau.
Ces analyses sont utiles pour la détermination de la source de la perturbation mais il est tout de même nécessaire d’utiliser la bio indication afin d’intégrer le facteur temps.
La rivière des Tulipes a un état biologique médiocre, malgré sa note IBG élevée (qualité très bonne). Son peuplement piscicole n’est pas abondant, ainsi la classe en qualité médiocre. La rivière des Rosiers a, quant à elle, une note IPR bonne et un peuplement benthique de bonne qualité. Son état biologique est donc fait de bonne qualité. Ces deux rivières sont touchées par une pollution par les nitrates indirectement liée à l’impact de l’infrastructure. Les indices biologiques et les caractéristiques physico-chimiques n’ont cependant pas révélés de réel impact associé au chantier.
DCE : Directive cadre sur l'eau
-
Suivi de la population d’Outarde canepetière et inventaire de la population d’orthoptère présente au sein d’une zone Natura 2000 Devant l’intensification de l’agriculture d’après guerre, la disparition de nombreux milieux pérennes a été constatée. Ce qui fût la cause de nombreuses disparitions d’espèces affiliées aux plaines cultivées. C’est dans ce contexte que certaines espèces résistent telle que l’Outarde Canepetière Tetrax tetrax. Des mesures de protection ont été mise en place comme La ZPS « Champagne de Méron » localisée à Montreuil-Bellay en Maine et Loire qui accueille une petite population de cette espèce lors de la saison de reproduction. Un suivi annuel est effectué afin d’en surveiller l’évolution. Cette année en complément, une étude entomologique fut effectuée particulièrement sur un échantillon de parcelles sous contrat MAE. Les résultats présentés sont sur la population d’orthoptères. Une comparaison des parcelles est faite par l’utilisation des indices de biodiversité reliés à l’âge des parcelles MAE et aux contrats les concernant. Les résultats montrent qu’il existe une influence des contrats contracté sur les parcelles sur la
population d’orthoptère présente. Au vu de l’importance des orthoptères dans l’alimentation de l’avifaune, cela pourrait permettre à l’avenir d’améliorer la gestion en faveur de l’Outarde Canepetière.
-
Elaboration du Document d’Actions et de Gestion Concertée du Coteau des Pendants. Gestion d’une pelouse sèche. Les pelouses sèches sont des habitats d’intérêt communautaire car elles abritent de nombreuses espèces d’intérêt patrimonial et sont en très forte régression au niveau européen.
Pour éviter leur disparition totale, ces pelouses doivent être gérées durablement. L’habitat typique de pelouses présent sur le site de Dissay (86) est donc prioritaire. Un document de gestion sur ce site va permettre de définir et de programmer les actions de gestion nécessaires à l’amélioration de l’état de conservation des pelouses sèches. Le document de gestion va s’adapter aux caractéristiques du site, aux intérêts, aux enjeux et aux objectifs qui sont indispensables à la mise en place des actions de gestion. Les pelouses sèches du site sont envahies par des espèces ligneuses qui banalisent la végétation et les espèces associées. La gestion mise en place va donc prendre en compte toutes les fonctionnalités et tous les états du site pour adapter au mieux des opérations de gestion telles que la fauche ou le pâturage.
-
Mise en place d’une gestion sur le Lièvre d’Europe (Lepus europaeus). La population de lièvre d’Europe (Lepus europaeus) varie en fonction de divers
facteurs, dont il est difficile d’estimer la population.
Le lièvre est présent sur l’ensemble du département 64 mais la fragilité de cette espèce
a incité la Fédération à améliorer les connaissances sur les territoires de chasse du lièvre. Ainsi il a été déterminé la problématique suivante :
Contrôler les prélèvements de lièvres en fonction de l’estimation du niveau de population. En effet, la proposition d’une attribution forfaitaire de lièvres à prélever par rapport à une surface de territoire favorable, vise ni plus ni moins à pallier les possibles difficultés pour organiser des comptages par IKA sur certains territoires. Une marge de sécurité est définie afin de ne pas impacter les effectifs présents, soit 1 lièvre pour 200ha chassables. C’est pour cela que la FDC souhaite mettre en œuvre un plan de gestion sur le lièvre afin de déterminer au mieux l’attribution de lièvres chassables pour l’année 2015 par un Plan de Gestion lièvre départemental. Ce plan de gestion entre dans le cadre du Schéma Départemental de Gestion Cynégétique 2013-2019. Ce schéma est validé par arrêté préfectoral au niveau des Pyrénées-Atlantiques.
Pour cette étude, un Système d’Information Géographique libre sera utilisé (QGis
L’attribution théorique est de 4002 lièvres pour l’ensemble du département des
Pyrénées-Atlantiques pour la période de chasse 2015/2016. Mais seulement 1200-1500 lièvres seront attribués.
Pour augmenter la densité de population de lièvre, il est souhaitable d’avoir un milieu
hétérogène, tel que zones de quiétudes, de nourrissage et de reproduction. Ce qui n’est pas le cas dans tout le département. En outre, il y a une certaine inégalité au sein de celui-ci. D’un secteur à l’autre les effectifs de lièvres varient fortement dont la raison est plus ou moins connue. Les chasseurs essayent de mettre en place des outils de gestion comme le plan de chasse ou le plan de gestion.
Ce plan de gestion est un moyen réglementaire efficace qui permet une gestion
raisonnée de la chasse et un contrôle de l’état des populations de lièvre, il est utilisé par plus d’un tiers des communes du département. Ces attributions fluctuent d’une année sur l’autre suivant les résultats obtenus en période de chasse et les comptages en intersaison. Les attributions réalisées par tableur, sont une base qui servira à la Fédération à mieux gérer cette population de petit gibier, lièvre d’Europe et leurs adhérents, chasseurs. Car avec une base il n’y aura plus d’abus de prélèvement et facilitera la lutte anti-braconnage (utilisation de bracelets).
Avec la nouvelle réforme de la PAC (Politique Agricole Commune), il y a de plus en plus de cultures de tournesol ainsi que des dégâts de lièvres. De ce fait la gestion sur ces territoires est à surveiller afin de limiter ces dégâts ce qui permettra également de baisser les indemnités de dégâts pour la Fédération.
-
Suivi d’espèces repères dans le cadre d’un inventaire des corridors écologiques et de l’affinement du réseau Trame Verte et Bleue de l’Avesnois. La fragmentation des milieux est un phénomène en constante augmentation. Cette menace impacte directement la biodiversité présente dans nos paysages. Face à ce problème, des solutions sont mises en place afin de permettre la libre circulation du vivant. Suite a un préalable recensement des réservoirs de biodiversité (des forêts, des bosquets au milieu des champs, etc.…), des prospections et des suivis d’espèces, dites repères, sont apparus nécessaires. La cartographie des observations a permis d’évaluer la fonctionnalité des corridors (« chemin naturel » reliant les réservoirs de biodiversité) utilisés par un grand nombre d’espèce.
Pour permettre ce projet, un Schéma Régional de Cohérence Ecologique
– Trame Verte et Bleue, piloté par le Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais, a été mis en place. Intégré dans les politiques de développement local et dans les documents
d’urbanisme, cet outil permettra de restaurer et de maintenir les écosystèmes tout en les laissant évoluer librement. Ce rapport illustre les principaux protocoles créés et/ou appliqués pour suivre les espèces repères.
-
Expertise écologique des sites non aménagés du grand port maritime de Bordeaux. Depuis la promulgation, le 04 juillet 2008, de la loi portant réforme portuaire, le Grand Port Maritime de Bordeaux (GPMB) s'est vu confier la gestion et la préservation du domaine public naturel et des espaces naturels dont il est propriétaire ou qui lui ont été affectés. Dans ce cadre, l’ensemble des ces sites naturels ont fait l’objet d’un diagnostic écologique permettant de mettre en évidence la diversité floristique et faunistique dans un contexte hydrique particulièrement intéressant. Cet état des lieux écologique a permis de mesurer pleinement la diversité et l’importance des biotopes et biocénoses présents par l’intermédiaire de l’évaluation des enjeux suivant une
méthodologie innovante et reproductible. La bio évaluation des sites portuaires a pour objectif, dans un avenir plus ou moins proche selon les secteurs, d’orienter la localisation des éventuels aménagements afin de maîtriser au mieux les impacts directs et indirects sur les zonages réglementaires ou non réglementaires à proximité.
-
Etude d’impact d’une infrastructure linéaire sur la qualité des cours d’eau. Analyse de l’incidence des apports de matières fines sur les traits biologiques des populations de macro-invertébrés aquatiques. Les phases de travaux des grandes infrastructures linéaires intensifient bien souvent le
lessivage de sédiments vers les cours d’eau traversés, entraînant alors une pression de
colmatage (minéral et/ou organique). Les études d’impact classiques, bioindicatives,
s’appuient sur des protocoles normés tels que l’IBG-DCE, qui analyse les degrés de polluo-sensibilité des populations de macro-invertébrés pour rendre compte d’impact potentiel de pressions sur le milieu. Le cas d’un cours d’eau ayant subi de fortes pressions de colmatage (essentiellement minéral), a permis de compléter une analyse classique par une autre approche. Cette démarche s’intéresse à l’impact du colmatage minéral sur la fonctionnalité des stations colmatées. Les proportions et la nature de certains traits biologiques, connus pour être sensibles à cette perturbation précise, sont comparées entre saisons et entre station amont/aval d’un cours d’eau. Les différences de représentation des modalités de traits biologiques, ne permettent pas de relever un impact significatif du colmatage minéral sur la fonctionnalité du cours d’eau étudié. Des paramètres tels que l’échelle de l’étude, l’homogénéité des stations, le mode de tri et de détermination, la démarche statistique mériteraient cependant d’être améliorés, afin de conduire au mieux cette analyse.
-
La reconquête partielle du Gardon par Alosa fallax rhodanensis. Le Gardon est le premier affluent rive droite du Rhône, historiquement colonisé par
Alosa fallax rhodanensis. Suite à la réglementation, les ouvrages présents sur le
bas Gardon ont été aménagés de 2001 à 2011. En 2012, une étude sur la reconquête du Gardon par l’Alose a été engagée pour 3 ans. Malgré des signes de reproduction en 2012 et 2013, aucun acte de reproduction n’a été identifié en 2014. Afin de compléter les résultats contrastés, l’étude a été prolongée en 2015.
Comme les années précédentes, les facteurs influençant la migration et la
reproduction des aloses ont été suivis, autrement dit, un suivi du débit, de la
température et de la fonctionnalité des ouvrages. Cette année, les débits et la température ont été a priori favorables à la migration et à la reproduction. Concernant la fonctionnalité des ouvrages, il a été constaté que le seuil le plus en aval est sélectif et les deux seuils les plus en amont sont infranchissables. Globalement, les conditions étaient favorables à la colonisation et à la reproduction d’Alosa fallax rhodanensis sur le Gardon.
Au cours des 10 nuits de suivi, seulement 5 bulls ont été comptabilisés. Une des
hypothèses de cette faible présence est que la turbidité rencontrée lors de la crue du
Rhône, sous l’influence de l’Isère, a inhibé la migration. En outre, la reconquête
du Gardon par Alosa fallax rhodanensis est partielle, tant sur le plan spatial que temporel. Néanmoins, au cours des quatre années de suivis, il est constaté que lorsque les conditions sont réunies, la reconquête du Gardon est effective. Il serait intéressant de mettre en place une étude sur le suivi de la reproduction d’Alosa fallax rhodanensis dans le Gardon dans la continuité des suivis déjà réalisés sur d’autres affluents du Rhône, pour avoir une vision plus globale du schéma de migration des aloses annuellement et de son déterminisme.