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Les sites de nidification du Faucon Crécerellette (Falco Naumanni) dans le sud-ouest montpelliérain
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Analyse comparative de la stratégie d'utilisation spatio-temporelle de trois zones humides d'Aquitaine par la Spatule blanche Platalea leucorodia La Spatule Blanche Platalea leucorodia est un grand échassier migrateur grégaire présent en Europe de l’Ouest, ayant frôlé l’extinction au siècle dernier. Une sous-espèce, la population Atlantique, a fait ici l’objet de cette étude. Les individus de cette population effectuent des milliers de kilomètres afin de se reproduire au Nord de l’Europe, et d’hiverner principalement en Afrique de l’Ouest. Cette étude se focalise sur la migration prénuptiale, c’est-à-dire la migration montante vers le Nord, ayant lieu au printemps. La Spatule Blanche ayant le statut d’espèce protégée en Europe et faisant l’objet d’un ambitieux programme de conservation, différents programmes de baguage existent en Europe (Pays-Bas, Espagne, Loire-Atlantique, Camargue, Allemagne, Belgique) qui consistent à baguer au nid les pattes des poussins de Spatules Blanches sur les sites de nidification, afin d’attribuer un code bague unique à chaque individu et d’avoir ainsi une trace de son activité migratoire grâce aux haltes qu’il effectue le long de ses trajets. Ainsi, de nombreuses études ont étudié cet oiseau avec pour but de mieux comprendre leur activité migratoire, leur stratégie d’alimentation, les facteurs limitants au succès de leur migration, etc.
C’est dans ce contexte que mon stage s’est déroulé sur la partie marais de la Réserve Naturelle Nationale de l’étang de Cousseau en Gironde. Mon travail sur le terrain a consisté à partir à l’affût des Spatules Blanches posées près des nappes d’eau, équipée de jumelles, d’une longue-vue et de waders, et de relever le plus de codes bagues possibles. Ces lectures étaient ensuite envoyées au programme de baguage correspondant, puis lorsque le code bague était reconnu, la fiche historique de l’individu (voir Annexe) nous était renvoyée, avec des informations comme sa date de baguage, son sexe, son historique d’observations, la distance au site de baguage, etc. Dans le même temps, la Réserve Naturelle Nationale du Marais d’Orx (Landes) et la Réserve Ornithologique du Teich (Gironde) ont fait le même travail, avec une pression d’observation moindre, et nous ont envoyé l’ensemble de leurs données afin de pouvoir faire une étude comparée entre ces 3 sites qui sont utilisés comme haltes migratoires par la Spatule Blanche. Le but a été de mieux comprendre la dynamique migratoire prénuptiale de cet oiseau, et de souligner la complémentarité, la connectivité et l’importance de chacune de ces réserves pour le maintien des effectifs de l’espèce et leur rôle crucial dans la réalisation de leur migration.
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Etudes des débits et des écoulements de la Nesque amont pour un projet de contournement du du plan d'eau de Monieux
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Etude sur les déplacements des ongulés sauvages en vallée du Rhône en 2020 À beaucoup d’endroits en France le territoire voie ses habitats se fragmenter notamment par la présence d’Infrastructure Linéaires de Transport (ILT) mais aussi par une forte urbanisation qui limite le franchissement de la faune sauvage en jouant un rôle de barrière. La vallée du Rhône est touchée par ce phénomène, et pour y remédier un suivi GPS des déplacements d’ongulés sauvages a été mis en place afin d’identifier les zones de passage. Cette étude permet de mettre en avant différentes zones problématique et/ou favorisante au franchissement des animaux mais ne peut pas être extrapolée au niveau populationnel ni sur l’ensemble de la zone d’étude car seulement 5 sangliers et 1 chevreuil ont été équipé de colliers GPS et ne parcourt pas l’entièreté de la zone d’étude. Néanmoins, plusieurs traversés d’ILT ont été observé permettant de localiser certains secteurs perméables au franchissement de la faune sauvage. En outre, à l’aide de données de collisions d’ongulés sauvages sur la zone d’étude un lien a été réalisé avec la présence ou non de végétation sur le bas-côté des ILT. L’habitat forestier et la présence d'espaces boisés ont une influence positive sur la localisation des zones de passage du sanglier et du chevreuil. Cependant cet habitat favorise aussi le nombre de collisions routières.
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Étude de la perméabilité de l’autoroute A40 à destination de la grande faune sur la plaine de Passy
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Tentative de sauvegarde d'une population d'écrevisses à pattes blanches face à la remontée d'écrevisses de Californie : mise en place de seuils bloquants
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Etude du comportement spatial du sanglier (Sus scrofa) sur la Côte basque
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Rapport d’étude sur la gestion des espèces végétales exotiques envahissantes de trois lônes du Rhône en
Drôme-Ardèche. La gestion des espèces végétales exotiques envahissantes dans les milieux naturels est devenue un enjeu majeur pour les gestionnaires et les municipalités. En effet, ces espèces disposent d’importantes capacités de colonisation des milieux, susceptibles d’entrainer des impacts à court ou long terme sur l’écologie des milieux, les activités socio-économiques et la
santé publique. La Drôme et l’Ardèche sont principalement envahie par le Robinier faux- acacia, l’Ailante glanduleux et l’Ambroisie à feuilles d’armoise. Cette étude tend à mettre en avant les résultats d’un premier inventaire des espèces exotiques envahissantes et le plan d’actions pour répondre à cette problématique de trois lônes du Rhône. En fonction de la densité de la végétation et de l’accessibilité des différentes zones infestées, il apparait judicieux de limiter les interventions onéreuses et souvent peu efficaces contre ces espèces qui sont déjà bien implantées dans l’ensemble de la région. Les interventions manuelles sont privilégiées, ainsi que la diminution des fauches d’entretien de ces espaces verts. En effet, de nombreuses espèces exotiques envahissantes en milieu terrestre ont tendance à s’ autoréguler lorsque les conditions favorables à leur développement ne sont plus aussi disponibles que lors de leurs introductions. Cette étude présente également l’élaboration de fiches de détermination et de gestion propres à chaque espèce rencontrée.
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Etude du Putois d’Europe (Mustela putorius) en Haute-Vienne (87) à l’aide de tunnels à empreintes
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Suivi de la reproduction de l’Avocette élégante et de la Sterne pierregarin en Marais d’Olonne : phénologie et suivi des dérangements L’avocette élégante (Recurvirostra avosetta) et la Sterne pierregarin (Sterna hirundo) sont deux espèces à enjeux de conservation national et régional nichant sur les Marais d’Olonne (85). S’étendant sur plus de 1200 ha, ces marais sont composés de plusieurs espaces naturels protégés sur lesquels d’importantes zones de nidification de laro-limicoles sont présentes.
Cette étude a été mise en place afin d’améliorer les connaissances sur les populations nicheuses de ces 2 espèces et ainsi adapter la gestion des espaces naturels protégés. Mais également afin d’évaluer l’impact des événements de dérangement et de prédation sur la reproduction de ces espèces. Sur notre zone d’étude, le nombre de couples nicheurs est compris entre 116 et 233 pour les avocettes élégantes et entre 76 et 139 pour les sternes pierregarins. Cette année 2021 a cependant été marqué par une reproduction relativement tardive certainement liée aux conditions météorologiques ainsi qu’une faible productivité. En effet, plusieurs colonies ont totalement abandonné leurs nichées et les dérangements répétés causés par les prédateurs semblent être une des causes principales. Les Goélands marins nicheurs sont les prédateurs possédant la plus forte responsabilité, puisqu’ils sont à l’origine de plus de 60 % des événements de dérangement observés.
Si ce constat médiocre est réalisé plusieurs années consécutives, alors l’avenir des populations nicheuses d’avocettes et de sternes pourrait devenir problématique, puisque la productivité observée cette année ne permet pas aux populations de se maintenir sur le long terme.
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Influence du changement climatique sur la biodiversité :
cas du Lézard de Bonnal (Iberolacerta bonnali, Lantz, 1927) Le changement climatique est actuellement l’un des principaux dangers pour la biodiversité, depuis 2016, l’association Cistude Nature a lancé le programme « Sentinelles du climat » permettant de mesurer les impacts de ces changements. Parmi les nombreuses espèces étudiées lors de ce programme se trouve le Lézard de Bonnal, Iberolacerta bonnali (Lantz, 1927), espèce endémique du centre-ouest de la chaîne des Pyrénées. Afin de suivre l’évolution de ses populations dans le temps, les individus sont inventoriés sur 4 sites de présence en Vallée d’Ossau, à l’aide de transects répartis entre 1700 et 2400 mètres d’altitude. L’analyse de la répartition des lézards inventoriés cette année 2021, combinée aux résultats des années précédentes, permet de mettre en évidence une légère augmentation de l’altitude moyenne des populations sur la plupart des sites. Différentes analyses par carte de chaleur (Interpolation IDW) ont permis de constater une remontée du Lézard des murailles Podarcis muralis (Laurenti, 1768) qui pourrait provoquer un phénomène de compétition intraspécifique. Les prévisions ayant tendance à prédire une augmentation des températures dans le futur, il est fort probable que la survie du Lézard de Bonnal soit mise en péril par le changement climatique.
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Suivi de l’Outarde canepetière (Tetrax tetrax) & de la faune de plaine sur le site Natura 2000 de la Champagne de Méron et Douvy L’Outarde canepetière (Tetrax tetrax) est un emblème des plaines céréalières, du Centre-ouest, mais aussi de la plaine de la Crau dans le Gard et l’Hérault. C’est aussi et malheureusement un symbole de l’impact de la politique de production intensive adoptée au milieu du XXème siècle en matière d’agriculture. Le déclin des Outardes est étroitement lié à la modernisation mécanique et phytosanitaire, et à la modification des paysages et des cultures ayant conduit à la diminution de la ressource alimentaire. Face à ce déclin de biodiversité de manière en général, l’Union Européenne a mis en place un programme Natura 2000 en créant ainsi des Zones de Protection Spéciales (ZPS) et en instaurant des Mesures agroenvironnementales comme les MAEC (Mesures Agro Environnementales et Climatiques).
L’irréductible population d’Outarde canepetière ligérienne s’est réfugiée dans la ZPS de la Champagne de Méron et Douvy (49). Ce rapport présente le suivi de cette population sur l’année 2021 ainsi que l’étude de sa répartition selon les types de parcelles. Il présente aussi le suivi de l’avifaune de plaine, encore préservée sur ce territoire d’Anjou. Cette année des inventaires de lépidoptères par transects sur de chemin et recensement d’orthoptères par
transects dans les jachères ont également été réalisés.
PNR : Parc naturel régional
ZPS : Zone de protection spéciale
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Evaluation de la méthodologie de l'inventaire des tourbières de Franche-Comté dans le domaine jurassien
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Évaluation de l'état de conservation des habitats par la caractérisation des peuplements d'odonates du littoral méditerranéen. Etat initial pour un suivi à long terme Pour l’évaluation de l’état de conservation des espaces naturels, une caractérisation des peuplements d’Odonates sur plusieurs sites contigus a été réalisée : la réserve de l’Estagnol, le site protégé des Salines de Villeneuve, le canal de la Bouffie et la source de la Madeleine (Hérault – 34). Un ajustement des protocoles existants a permis la mise-en-place d’un suivi des imagos et de prospections par rapport aux critères d’autochtonie. Ces protocoles ont permis d’apprécier les variations de cortèges odonatologiques inter et intra-sites et de mettre à jour la responsabilité des sites quant aux espèces d’intérêt patrimonial. Les similarités et dissemblances de communautés s’expliquent principalement par la nature de la zone humide (temporalité de l’assec, salinité, absence/présence de végétations aquatiques et riveraines, qualité de l’eau) et par des corridors écologiques plus ou moins fonctionnels entre les sites. Presque la moitié des espèces rencontrées sont autochtones sur le complexe et utilisent les habitats pendant l’intégralité de leur cycle de vie : développement larvaire, maturation, dispersion, chasse, reproduction. Cet état initial des communautés, bien qu’influencé par des conditions météorologiques particulières (assec prolongé) fera office d’élément de comparaison pour les autres années du suivi. Des gestions conservatoires adaptées seront entreprises pour la préservation des espèces et de leurs habitats à l’échelle du bassin versant.
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Etude et caractérisation des colonies de Campagnol amphibie (Arvicola sapidus) dans le bassin versant de l'Etang de l'Or Dans le cadre d’un projet de restauration de la trame turquoise mené par l’association les Ecologistes de l’Euzière, un besoin d’amélioration des connaissances sur plusieurs espèces inféodées aux milieux aquatiques, dont le Campagnol amphibie (Arvicola sapidus) s’est fait ressentir. Le bassin versant de l’étang de l’Or (Hérault), lieu du projet, a ainsi été étudié deux années (2020 et 2021). Le micromammifère protégé a été détecté par ses indices de présence et plus spécifiquement ses crottiers. Une description des habitats a également été renseignée lors des prospections (caractéristiques du cours d’eau, végétation rivulaire, environnement global…). L’aire de répartition du Campagnol amphibie dans le bassin versant a ainsi été établie, et la continuité de ses habitats mise en lumière. Certaines colonies historiques ou observées en 2020 n’ont pas été retrouvées en 2021, mais le jeu de données est insuffisant pour conclure à une quelconque tendance évolutive de l’espèce. La capacité du rongeur à franchir des habitats hostiles afin de s’implanter sur de nouveaux secteurs est ressortie, ainsi plusieurs possibilités de colonisation ultérieures dans le bassin versant existent. Une étude sur plusieurs années et un marquage des individus permettraient de compléter l’étude actuelle en estimant la densité de l’espèce et ses tendances évolutives.
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Analyse statistique des STOC-EPS, capture et phénologie Différents suivis ornithologiques, sur les oiseaux communs, ont été réalisés par les gardes naturalistes de la Réserve Nationale d’Arjuzanx : les suivis de STOC EPS, Capture et Phénologie Migratoire. Les données ont été traitées puis analysées via le logiciel R ou encore Excel. De nombreux résultats ont été obtenus :
- Pour les STOC EPS, on constate une augmentation des espèces généralistes et une diminution des espèces forestières. Cependant, ces résultats ne sont pas exhaustifs car il y a trop peu d’années étudiées pour pouvoir conclure avec certitude.
- Une fermeture des milieux est remarquée lors des analyses des STOC Capture et Phénologie. Cela provoque une augmentation du nombre d’individus des espèces forestières (telles que le Rouge-gorge Familier et le Pouillot Véloce) et une diminution des espèces de milieux
ouverts à semi-ouverts (telles que l’Hypolaïs Polyglotte, le Pipit des Arbres, la Fauvette Grisette, la Linotte mélodieuse, la Fauvette Pitchou, la mésange à longue queue et le Rossignol Philomèle). Grâce aux résultats on constate également que le climat possède un fort impact sur les reproductions et les migrations des passereaux.
Il serait pertinent de poursuivre le STOC EPS afin d’obtenir plus d’années d’écoutes et de pouvoir mieux conclure, cependant le STOC Capture peut être modifié en STOC Gestion. Le thème Phénologie
peut être corrélé au thème SEJOUR.
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Etude et conservation des chiroptères anthropophiles du
Limousin : prospection de bâtis et analyse de la favorabilité
des églises pour les chiroptères Les chiroptères sont des espèces à enjeu de conservation en France et dans le monde, cela se traduit par la mise en place et le financement de projets pour étudier et conserver les chiroptères. En Limousin le Plan Régionale d’Action Nouvelle-Aquitaine centralise et coordonne ces actions.
Dans ce cadre-là, 254 ponts et 54 églises ont été prospectés pour obtenir les taux d’occupation de ces bâtis favorables aux chiroptères, tout en essayant de comprendre quels sont les facteurs qui influent la présence des chiroptères dans les églises. Le taux d’occupation des ponts était de 3,9 %
et celui des églises de 28%, le paramètre qui a amené le plus de variance sur la présence/absence des chiroptères est ‘ les entrées de lumières ‘ très certainement corrélé avec le nombre d’entrées possibles pour les chiroptères. Des perspectives de poursuite d’étude pourrait être de tester des paramètres différents qui influent sur la présence de chiroptères voir sur les cortèges d’espèces présents dans les bâtis.
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Suivi des zones de nidifications des pics et inventaires naturalistes sur les sites Natura 2000 des Barthes de l'Adour Le site Natura 2000 des Barthes de l’Adour accueille de nombreuses espèces, aussi bien végétales qu’animales en offrant une continuité d’habitats favorables et fonctionnels sur une très grande superficie. Dans le cadre de l’élaboration du Document d’Objectif (DocOb) de la Zone de Protection Spéciale (ZPS), un inventaire des pics basé sur un protocole de repasse a été réalisé en 2012 sur 88 points d’observation pour trois espèces d’intérêt communautaire : le Pic noir et le Pic mar ainsi que le Pic épeichette. En 2021, une actualisation des données et des cartes de répartition de ces espèces a été effectué. Les résultats obtenus permettent d’obtenir un suivi temporel et spatial de l’ensemble des picidés du site. L’enjeu principal de l’actualisation et du suivi est de pouvoir proposer une gestion conservatoire des espèces en adéquation avec les enjeux et menaces du territoire. La comparaison des répartitions des pics entre 2012 et 2021 permet de juger de l’évolution des contacts des Pics mars, Pics noirs et Pics épeichettes. En définitive, les picidés sont bien représentés sur le site,
ce qui confirme la qualité des habitats d’espèces et des potentialités d’accueil et de la ZPS. Comparé à 2012, le nombre de contacts avec des Pics mars et des Pics noirs (espèces prioritaires du DocOb) a augmenté en 2021 suggérant une dynamique positive de leur état de conservation. Le Pic épeichette voit pour sa part sa répartition se déplacer sur le site et son nombre de points de présence légèrement chuter en 2021. Un biais observateur peut potentiellement expliquer en partie que le Pic épeichette n’est plus présent sur 86% des points de 2012. Ceci relève toutefois d’une hypothèse et ne peut être
vérifié objectivement.
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Étude d’opportunité pour la désignation en Réserve Biologique de la forêt dunaire du Porge, propriété du Conservatoire du Littoral Le long de la côte atlantique girondine, le site du Conservatoire Du Littoral du Porge a pour vocation de devenir un laboratoire à ciel ouvert, vitrine de l’adaptation de la biodiversité face aux menaces qui pèsent sur elle : changements climatiques, impact touristique grandissant, régression de l’âge des bois exploités. Source de biodiversité, le site accueille un cortège riche
et varié d’espèces faunistiques et floristiques. L’objectif de son propriétaire, en étroite collaboration avec l’Office National des Forêts, gestionnaire du site, est de favoriser la conservation voire la restauration des milieux naturels et des espèces par la mise en place d’une gestion conservatoire spécifique, axée sur la libre évolution des écosystèmes au travers d’un classement du site en Reserve Biologique. Pour cela une analyse des enjeux qui pèsent sur la forêt est nécessaire. Une synthèse de ces derniers a donc été réalisée sur la base des documents de références structurant le site, ainsi que les inventaires déjà effectués et d’autres développés dans le cadre de ce projet pour le géoréférencement des Dendromicrohabitats et l’identification
de l’aire de nidification du Circaète Jean-Le-Blanc (Circaetus gallicus). A la suite de concertations avec les différents acteurs du projet, trois cartographies de réserve ont pu être proposées. Le choix de la configuration définitive reviendra au propriétaire en commun accord avec le gestionnaire.
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Suivi des espèces avifaunistiques sensibles à l’éolien et évaluation des impacts.
Dans le cadre d’une étude d’impact pré-implantatoire d’un parc éolien dans les Vosges L’implantation d’un parc éolien implique la prise en compte de la biodiversité du site, qui peut se retrouver impactée par un tel projet. La faune volante, comprenant en particulier les chiroptères et l’avifaune, est fréquemment victime de collisions ou d’autres perturbations (effet barrière, perte d’habitats). Certaines espèces y sont plus sensibles que d’autres ; c’est le cas du Milan royal (Milvus milvus) et de la Cigogne noire (Ciconia nigra), suivis dans le cadre d’une étude d’impact pré-implantatoire d’un parc éolien. Les deux espèces sont présentes sur la zone étudiée, avec un comportement alimentaire et le Milan royal est nicheur probable. Les enjeux, les effets du projet sur l’avifaune et les sensibilités des espèces étudiées ont été évalués. Cela a permis d’attribuer un niveau d’impact « modéré » pour les deux espèces. L’analyse des impacts du projet sur le Milan royal et la Cigogne noire durant la période de reproduction est essentielle pour proposer des mesures ERC (d’évitement, de réduction et de compensation) adaptées. Ces mesures doivent ainsi permettre d’éviter au maximum les collisions ou perturbations aux individus présents pour la nidification, dans un rayon de 20 km de la zone d’implantation.
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Etude des prairies de fauche alluviales sur le site Natura 2000 des Barthes de l’Adour Au Sud du département des Landes, le site Natura 2000 des Barthes de l’Adour possède une diversité de prairies alluviales de fauche. Cette étude des prairies a 3 objectifs : caractériser le type de prairies présentes sur ce site, identifier les facteurs d’influences et les menaces potentielles, ainsi que contribuer à leur conservation et leur valorisation. La méthode de phytosociologie sigmatiste est utilisée. Treize placettes de 25m2 sont situées dans différentes prairies, chaque placette est divisée en 9 sous-quadras, seule la présence/absence des espèces est notée, afin d’obtenir une fréquence sur 10 (9 sous-quadras+grand quadra). Suite à diverses analyses factorielles des correspondances, 3 types de prairies ont été identifiées (Gratiolo officinalis - Oenanthetum fistulosae, Eleocharito palustris – Oenanthetum fistulosae et Groupement à Oenanthe pimpinelloides et Anthoxanthum odoratum). Ces prairies sont en très bon état de conservation et très résilientes. Elles suivent un gradient écologique d’humidité, induit par la topographie et l’activité de l’Adour. Aussi, la gestion mise en place (fauche, pâturage, aucun produit phytosanitaire) permet de maintenir le milieu en bon état. La principale menace pour cet habitat est donc l’abandon de ces pratiques raisonnées en faveur de la plantation de cultures de céréales ou de peuplier. Ainsi, le meilleur moyen de conserver ces prairies est la valorisation de l’activité agricole actuelle et durable.
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Amélioration de la délimitation des zones humides au
sein du massif forestier des Landes de Gascogne La définition règlementaire des zones humides réside sur la prise en compte alternative de critères environnementaux que sont les sols et les végétations. Ces études sont nécessaires pour tout projet d’aménagement. Or, au sein des Landes de Gascogne, la présence de PODZOSOLS pose des problèmes d’analyses intrinsèques aux propriétés de ces sols. De plus, la végétation est souvent soumise à une forte influence des pratiques sylvicoles qui rend difficile l’analyse de son caractère hydrophile. À travers le couplage de sondages pédologiques, de relevés phytosociologiques et de données piézométriques, la présente étude a pour objectif l’évaluation du potentiel indicateur des espèces typiques des pinèdes landaises mésohygrophiles vis-à-vis du niveau d’engorgement des sols. De ces travaux résulte que la flore ne semble répondre que très partiellement aux variations d’engorgement des sols sur le site d’étude. Erica tetralix, espèce hygrophile, est présente au niveau de zones non soumises au battement de la nappe. Ulex minor semble être une espèce intéressante par sa position intermédiaire entre les landes mésophiles et mésohygrophiles. Par ailleurs, Molinia caerulea semble être un indicateur médiocre puisque l’espèce se développe sur l’ensemble du site. La hauteur des touradons formés par l’espèce est partiellement corrélée à la profondeur de la nappe phréatique. Les conclusions tirées sont cependant à nuancer. L’étude doit être complétée par la mise en place du protocole sur d’autres sites afin d’affiner les résultats obtenus.
Mots-
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Inventaire botanique et cartographie des habitats du
marais de Voutron (17) L’objectif de ce stage est de réaliser la première cartographie précise des habitats du marais de Voutron selon les typologies EUNIS, Corine Biotopes et Natura 2000, de proposer un aperçu phytosociologique des végétations, et de dresser une liste des espèces observées. La méthode de la phytosociologie sigmatique selon Braun-Blanquet semble la plus adaptée aux objectif fixés. « Cette approche se base sur la comparaison statistique de relevés réalisés à l’échelle des phytocénoses (ensemble des espèces de plantes rencontrées dans un biotope donné) ou communautés végétales, celles-ci étant caractérisées par une physionomie et une écologie particulière » (Delassus, 2015). L’analyse des relevés phytosociologiques permet la détermination d’associations végétales qui elles-mêmes permettent d’identifier les habitats qu’elles caractérisent. Ces habitats seront ensuite identifiés puis cartographiés par un système d’information géographique (ici sous logiciel QGis version 3.16 Hannover).
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Localisation et caractérisation des cours d’eau du bassin versant de la Goulaine Dans le cadre de sa compétence GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations), le Syndicat Loire-Aval travaille sur une base de données cartographique des cours d’eau de son territoire. Cependant, cette base de données est en réalité double, puisque la cartographie étatique constitue un référentiel pour la mise en application de la réglementation (Ex : procédures loi sur l’eau). Or, ces deux bases de données ont évolué indépendamment et contiennent des imprécisions. Le SYLOA a donc décidé de réaliser une mise à jour de sa base de données puis de la communiquer aux services d’Etat pour qu’ils puissent, à leur tour, actualiser la leur.
Ainsi, cela a permis d’ajuster environ 22 km de linéaire erronés, de proposer 26.3 km au classement de cours d’eau et de caractériser 122.4 km de linéaire. Une partie seulement des linéaires du bassin versant ont été prospectés ce qui ne permet pas de conclure sur l’état morphologique global du bassin versant, mais uniquement d’apporter une information indicative. Le protocole créé et appliqué sur le bassin de la Goulaine se veut également reproductible sur la Divatte (second bassin géré par le SYLOA). Cependant sa disposition au sein de deux départements (Loire-Atlantique et Maine et Loire) nécessite quelques adaptations afin que les données soient intégrées par les deux DDT.
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Etude, suivi et protection de nids de courlis cendré et vanneau huppé dans le site Natura 2000 vallée du Drugeon et du du Haut-Doubs La « Vallée du Drugeon et du Hauts-Doubs » est classée zone Natura 2000. Elle se situe en région Bourgogne Franche-Comté dans le département du Doubs. Elle abrite une faune et une flore emblématiques grâce à ses nombreuses zones humides, pelouses sèches et ses forêts. Elle compte notamment les dernières populations nicheuses d’altitude de Vanneau
huppé et de Courlis cendré. Face au très fort déclin de ces deux espèces constaté, l’EPAGE Haut-Doubs Haute-Loue a décidé de mettre en place un suivi annuel réalisé par un(e) stagiaire
depuis 2011. Pour favoriser les chances de succès de reproduction, des filets de protection électrifiés sont posés autour des nids localisés pour mettre en sûreté les oeufs des prédateurs terrestres. Les différentes actions menées (recensement, pose de filet, panneaux de sensibilisation, et anciennement, piégeage des corvidés) ont permis d’atteindre un état de stabilité des populations depuis quelques années. Cependant, le nombre d’individus reste faible et sans l’obtention de jeune volant de Courlis cendré. Cette année, de nouveaux protocoles de prélèvements des invertébrés ont été mis en place sur plusieurs parcelles de la vallée. L’objectif à terme est de voir s’il existe un lien entre la ressource alimentaire
disponible pour les Courlis cendrés et leur décroissance.
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Elaboration et mise en oeuvre d'un protocole destiné à évaluer et contrôler l'impact de l'espèce invasive Capra Hircus sur la végétation de Saint-Barthélemy. Le patrimoine naturel de l’île de Saint-Barthélemy est actuellement menacé par une espèce invasive : Capra hircus. Celle-ci est classée parmi les 100 espèces les plus envahissantes au monde et l’une des plus destructrices des écosystèmes insulaires. Importé depuis l’Europe, la plupart des individus sont désormais libres de circuler dans ces espaces naturels. Ces effectifs croissants additionnés à son régime et sa stratégie alimentaire, font qu’ils consomment de grande quantité de végétaux, perturbant l’équilibre environnemental. Dans le cadre de cette problématique, plusieurs actions voient le jour afin de limiter son invasion. Néanmoins certains font encore preuve de scepticisme quant à la nécessité de stopper cette prolifération, convaincu que C. hircus appartient au patrimoine naturel de l’île. Le présent travail contribue à démontrer son impact négatif sur la végétation, grâce à la réalisation d’inventaires floristiques au sein des enclos de l’association Island Nature Saint-Barth Expérience (INE). Cette méthode a permis d’évaluer la consommation des chèvres sur 60 espèces végétales différentes, ainsi que leur capacité à se régénérer après le pâturage. Les données obtenues ont montré que seulement 2 espèces n’ont pas été broutées. Les autres ont subi une consommation excessive de leur biomasse, comprise majoritairement entre 70 et 100%. Cet impact s’étend le plus souvent sur une hauteur de 0 à 2 mètres, toutes strates confondues. Quelques espèces ont subi un écorçage fréquent avec des taux de régénération faibles et majoritairement inférieurs à 50% de renouvellement. L’ensemble de ces observations n'est qu’une infime représentation de ce qui est à l’ oeuvre dans le milieu naturel. Dès aujourd’hui cette surconsommation de la flore locale entraîne diverses conséquences néfastes : modifications et pertes de diversité au sein des communautés végétales et la régression voire l’extinction de certaines espèces faunistiques et floristiques. S’additionne à cela une modification du paysage en lien avec la désertification et l’accélération des processus d’érosion des sols. La nécessité de limiter l’impact liée à Capra hircus est indispensable pour parvenir à préserver le patrimoine naturel de l’île de Saint-Barthélemy.
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Estimation du nombre de couples nicheurs de Courlis cendré (Numenius arquata) d’une population en Deux-Sèvres par le biais d’un suivi standardisé Les oiseaux nichant au sol rencontrent depuis ces vingt dernières années de grandes difficultés à mener leurs jeunes à l’envol, constatable par des effectifs de populations globalement en diminution ou stables. Les principales menaces sont d’une part d’origine anthropique (changements et intensification des pratiques agricoles, remembrement, diminution et dégradation des habitats favorables, dérangements), mais d’autre part liée à l’augmentation de la densité de prédateurs.
Le département des Deux-Sèvres (79), dominé par une activité agricole relativement importante, illustre parfaitement cette tendance. Avec des effectifs de populations nicheuses fragiles, le Courlis cendré (Numenius arquata) n’est pas exempté par cette dynamique. Estimer leurs effectifs reste complexe vis-à-vis de la configuration paysagère propre à chaque territoire (haies, éléments du paysage obstruant la visibilité…), mais également par rapport au comportement de l’espèce. A cela s’ajoute l’absence d’un protocole standardisé et reproductible à l’échelle nationale permettant l’estimation des populations nicheuses. Cette standardisation faciliterait le traitement des données ainsi que leur comparabilité en France d’année en année.
Depuis 2016, un suivi de la phénologie de reproduction est réalisé en Deux-Sèvres afin de suivre la population, mettre en place des mesures de protection mais également d’estimer le nombre de couples de manière subsidiaire. Néanmoins cette méthode n’est pas réalisée de manière régulière dans le temps et sa mise en place demande un budget conséquent. Ce rapport propose donc des méthodes de prospection par transects, ayant pour objectif d’estimer le nombre de couples tout en minimisant les coûts humains et financiers pour chacune d’elle.
Les méthodes d’échantillonnage par transects adaptées selon les moyens fournis, montrent un nombre de couples trouvé relativement satisfaisant. La mise en place de ces scénarios, avec un avantage en faveur du suivi par transects en 1 passage par semaine, s’avère intéressante et pertinente. La poursuite des actions est nécessaire dans le but d’améliorer le dispositif et de confirmer les résultats obtenus en 2022.
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Amélioration des connaissances faunistiques des lépidoptères sur une prairie calcicole Dans le cadre de la préservation des habitats et des êtres vivants, le conservatoire réalise des suivis d’espèces sur des sites gérés. Le suivi des lépidoptères Rhopalocères et des Zygènes est d’autant plus important que ces espèces sont des bioindicateurs des milieux. Ce qui veut dire que préserver la communauté des lépidoptères (Rhopalocères et Zygènes) sur la prairie calcicole du Fond Mont Joye revient à préserver la prairie en elle-même. Les suivis de lépidoptères réalisés en 2022 sur le site ont permis d’améliorer les connaissances déjà obtenues par le Conservatoire d’Espaces Naturels. Deux protocoles différents ont été mis en place pour obtenir des résultats. Un suivi par transect ainsi qu’un suivi d’espèces prioritaires selon la méthode d’aire de présence. Ces connaissances permettent d’évaluer l’évolution du cortège de lépidoptères après la mise en place de mesures de gestion mais aussi l’impact du dérèglement climatique sur les communautés. Les résultats obtenus permettent de montrer que les mesures de gestion d’un site ont un impact sur le développement des espèces y vivant. Cependant, les mesures de gestion ne sont pas les seules à avoir un impact sur le développement des lépidoptères.
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Caractérisation du réseau écologique de la Rainette verte sur Dinan agglomération. Dans le cadre de son Atlas de Biodiversité Intercommunale, Dinan agglomération a fait appel à VivArmor Nature pour réaliser un inventaire Amphibiens sur 20 communes. Il a été décidé de s’intéresser plus particulièrement au réseau écologique de la Rainette verte afin d’apporter des éléments globaux pour une meilleure prise en compte des enjeux concernant les Amphibiens à l’échelle de l’ensemble du territoire. En effet, l’espèce étant facilement détectable grâce aux choeurs des mâles en période de reproduction, il est possible de couvrir un vaste territoire. Au total, ce sont 167 points d’eau qui ont été prospectés. Deux passages ont été réalisés afin d’attester de la présence ou non de la Rainette au risque d’erreur de 5%.
Les analyses statistiques ont permis de montrer que dans un rayon de 390m, correspondant à la distance moyenne de migration de l’espèce, la densité de mares et leur surface augmentaient la probabilité de présence. Les analyses de scénario de connectivité font ressortir un impact moins important qu’envisagé du réseau routier sur le processus de dispersion de l’espèce. Par contre, les cultures et milieux très urbanisés freinent davantage ces mouvements. Pour renforcer, voire retrouver un réseau fonctionnel aux déplacements, les zones à forte probabilité de présence ainsi que leurs corridors associés, modélisés avec Graphab, représentent les secteurs prioritaires où la collectivité devra porter son attention lors de projets d’aménagements.
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Contribution aux connaissances des genres Alchemilla
et Rubus sur le massif de la Tournette Dans le cadre de l’établissement d’un jeu de données pour une thèse, ce projet est basé sur le développement et la contribution aux connaissances et à l’écologie des genres Alchemilla et Rubus. Le travail consiste à mettre en place un protocole cartographique (par logiciel SIG) puis un protocole terrain. L’objectif est de collecter des données diverses sur les deux genres puis de cartographier des populations d'intérêt pour le groupe Clarins. Ces données sont saisies dans un tableur, puis seront analysées durant la thèse. Les diverses espèces rencontrées sont récoltées pour réaliser des parts d’herbiers. Elles pourront servir de
catalogue au doctorant pour l’identification sur le terrain. La mise en place du protocole se veut transposable sur n'importe quelle zone d'étude. Le travail réalisé pendant le stage permettra au futur doctorant de mettre en parallèle les données collectées sur le terrain et les analyses métabolomiques pour réaliser de la chimiotaxonomie. Ainsi, il serait possible de connaître les facteurs influençant la présence/l’abondance de ces taxons.
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Modélisation et Caractérisation des corridors de déplacement de Rhinolophus ferrumequinum des sites Natura 2000 de la commune de Saint-Savinien (17) Le site Natura 2000 des Carrières de Saint-Savinien abrite une des plus importantes populations de Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum) de la Charente-Maritime. Ce site représente un gîte d’hiver favorable pour d’autres espèces de chiroptères comme le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), le Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersi) ou bien la Barbastelle d’Europe (Barbastellus barbastellus). Dans le cadre de la mission «Caractérisation des corridors et des territoires de chasse des Chauves-souris des sites Natura 2000 de la commune de Saint-Savinien (17) » porté par la LPO France, la présente étude a pour but la modélisation et la caractérisation des corridors de déplacement pour les chiroptères du territoire. Cette modélisation a été obtenue par un travail de mise en forme en raster des paramètres écologiques nécessaires aux déplacements du Grand Rhinolophe (haies, ripisylve, boisements) ainsi que les éléments bloquants (routes, bâti éclairé). Ces différentes
couches raster on permis de créer une matrice de conductance, couplée à une couche de « focal nodes » puis intégrés au logiciel de modélisation CircuitScape. Le modèle obtenu amène au constat suivant : la commune de Saint-Savinien et les communes limitrophes possèdent une connectivité écologique correcte mais qui nécessite néanmoins d’être renforcée sur certains secteurs pour assurer la bonne conservation des populations de
chiroptères. Cette étude a pour finalité de servir de base à la création d’un document de référence à destination des collectivités et communes souhaitant s’engager dans une
démarche de conservation des chiroptères.
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Étude et cartographie des formations végétales dans le cadre de la réactualisation du plan de gestion sur les coteaux marnicoles de Lembeye Dans le cadre du bilan du plan de gestion 2018-2022 des pelouses sèches calcicoles des coteaux de Lembeye, le CEN a entrepris la réactualisation de la cartographie des habitats naturels sur les parcelles en maîtrise foncière et d’usage. Cette nouvelle cartographie d’habitats s’appuie sur la méthodologie des sites Natura 2000.
Pour la mise en oeuvre de cette cartographie, le CEN bénéficie d’un fort appui technique du CBN-SA dans le cadre de sa mission d’assistance sur les périmètres Natura 2000. Basée sur le principe de la phytosociologie sigmatiste, elle permet la réalisation d’une typologie des végétations, et la définition des séries de végétation, c’est-à-dire, le lien temporel entre chacune d’elles. Ce travail permet également de mettre en évidence la présence ou l’absence des végétations d’une série, allant du stade pionnier au stade climacique.
La réalisation de la carte des végétations permet de connaître la localisation et l’état de conservation de celles-ci pour permettre de penser aux orientations de gestion du futur plan de gestion. L’utilisation de cette méthode permet un suivi spatio-temporel précis sur les sites, et permet également d’identifier les habitats absents ou très peu présents par rapport à la série dynamique des habitats qui devraient théoriquement être présents. La finalité est de pouvoir réadapter les actions de gestion pour obtenir une mosaïque complète et diversifiée d’habitats et favoriser les habitats patrimoniaux.
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Étude des changements dans l’assemblage d’Odonates sur la RNCFS d’Arjuzanx entre 1998 et 2022 La présente étude a été réalisée dans la RNCFS d’Arjuzanx (Sud-Ouest de la France, Landes), anciennement une mine à ciel ouvert pour l’extraction du lignite. Une fois l’exploitation terminée, la réhabilitation du site a conduit à la création de lacs acides et de mares. L’étude porte sur l’effet du traitement par chaulage au carbonate de calcium sur cinq mares par rapport à cinq autres mares non chaulées en étudiant les assemblages d’Odonates, groupe bioindicateur inféodé à ces milieux. Les mesures physico-chimiques effectuées (pH, température, oxygène dissous, conductivité et turbidité), montrent que la turbidité et la conductivité sont plus élevée sur les sites chaulés, il y a donc bien une influence de l’ancien traitement par chaulage. L’échantillonnage des différents sites a été réalisé entre avril et août 2022 avec 2 passages imagos et exuvies par mois et par mare. Le prélèvement des données physico-chimiques s’est fait mensuellement, en faisant 5 relevés par placette afin de prendre en compte la variabilité intra-placette. Un total de 33 espèces a été inventorié, de plus l’étude a permis de mettre en évidence la présence de deux nouvelles espèces sur la Réserve : l’Aeschne printannière (Brachytron pratense) et l’Aeschne bleue (Aeshna cyanea). La présence d’une végétation aquatique émergée ou submergée influence positivement le nombre d’exuvies. La même étude a été réalisée en 1998 et en 2009, ces données sont donc récoltées 24 ans après la première étude. Pour conclure, on peut dire que la restauration des mares par chaulage n’a pas réduit la richesse spécifique mais elle a réduit le nombre d’exuvies notamment à cause de l’eau turbide ce qui empêche le développement d’une végétation aquatique et donc de micro-habitats. La désacidification naturelle est préférable au chaulage pour les Odonates.
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Suivi des rapaces d’intérêt communautaire du site Natura
2000 « Gorges de la Truyère » Afin d’enrayer la perte de biodiversité sur ses territoires, l’Union Européenne a créé un réseau de sites écologiques nommé Natura 2000. La Zone de protection spéciale
« Gorge de la Truyère » fait partie de ce réseau car il s’agit d’un haut lieu de reproduction pour de nombreuses espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire, et notamment de certains rapaces, tous protégés. Ainsi, les aires de Milan royal, de Milan noir, d’Aigle botté et de Circaètes Jean-le-Blanc sont recherchées sur tout le site durant toute l’année. Cet inventaire permet d’accompagner les acteurs du territoire dans leurs projets, afin d’y prendre en compte les rapaces, et de les protéger des différentes menaces. Plusieurs projets d’aménagement et d’évènement ont ainsi été modifiés afin de préserver les 133 aires déjà connues autour des gorges, et de limiter le dérangement durant la reproduction. Ce travail est cependant limité par le manque de sollicitation envers Saint-Flour Communauté, structure porteuse du site Natura 2000.
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Diagnostic écologique d’un réseau de mares forestières (Description, analyse et préconisations de gestion) Les mares forestières sont de petites zones humides d’eau douce. Elles sont sujettes à la dégradation, étant peu visibles de par leur taille et se confondant avec le milieu terrestre si elles s’assèchent.
De plus, étant en milieu forestier, la dynamique de comblement est plus forte du fait des dépôts
organiques des arbres environnants. Ce contexte forestier est également une contrainte diminuant l’ensoleillement de la mare, et donc le développement de la végétation aquatique.
L’objectif de ce travail a été de caractériser les différentes mares forestières situées en Forêt de Saoû, d'étudier la biodiversité présente dans le but d’établir un état des lieux de ce réseau de mares en vue de rédiger des préconisations de gestion. La caractérisation des mares a permis d’une part d’observer une relative différence dans leurs profils, et d’une autre une première vision d’ensemble sur le réseau.
La mise en place des protocoles d’inventaires concernant les amphibiens montre la présence effective de plusieurs espèces, et l’utilisation de l’indicateur associé (IECMA : Indice d’Etat de Conservation pour les Mares à Amphibiens) assure que le réseau semble favorable pour ce groupe.
Les inventaires des odonates ont mis en évidence la présence de plusieurs espèces affiliées `a ce type de milieu, avec un degré d’autochtonie fort.
Grâce à ce diagnostic, des propositions d’actions de gestion ont pu être proposées pour maintenir la biodiversité de ces mares, habitat humide n’ayant aucun équivalent sur le massif de Saoû.
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Etude de l’efficacité d’un crapauduc pour la préservation du Crapaud épineux Bufo spinosus dans un environnement semi-urbain : l’intérêt d’un suivi double, par pièges photographiques et bénévoles En 2011, une importante mortalité de crapauds épineux a été identifiée au sein de l’ENS du Domaine de Suzac à Saint-Georges-de-Didonne, sur une route traversant un de leurs axes de migration de reproduction. Afin de les protéger, un crapaudrome a été installé jusqu’à sa pérennisation en 2022, avec la construction d’un crapauduc. Cet ouvrage présente l’originalité d’être situé en milieu semi-urbain, ce qui implique l’existence de divers accès ne permettant pas d'assurer l'herméticité totale de la zone. Afin d’évaluer la capacité de cet ouvrage et de ses différents éléments à limiter suffisamment la mortalité des crapauds pour assurer la pérennité de la population, deux suivis principaux ont été menés entre janvier et avril 2023. Le premier, un suivi des trois tunnels de franchissement par pièges photographiques, a permis de couvrir de larges périodes et d’obtenir de nombreuses données et a été complété par le second, un suivi sur le terrain effectué par des bénévoles. Un suivi complémentaire des grilles destinées à retenir les crapauds au niveau des accès a été effectué par piège photo. Les données obtenues ont permis de déterminer que 85 % de la population était captée par le dispositif et que les tunnels étaient également utiles à de nombreuses autres espèces de la faune locale. L’importance des zones de fuite hors du crapauduc a été caractérisée, afin de proposer des améliorations pour le rendre plus hermétique et accroître son efficacité. Une efficacité faible des grilles semble avérée pour les crapauds adultes, bien qu’elles permettent de retenir les crapelets. L’analyse de la phénologie migratoire a permis de vérifier que l’ouvrage ne perturbait pas la migration. Enfin, les taux de mortalité calculés permettent de dire que l’ouvrage semble déjà suffisamment fonctionnel pour protéger la population à long terme. Toutefois, malgré les avantages du suivi par pièges photos et l’implication des bénévoles, ces suivis n’ont pas pu être exhaustifs et leur reconduite en 2024 serait nécessaire afin de confirmer ces premiers résultats.
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Optimisation du taux de marquage par secteur dans le cadre d’un suivi par Capture – Marquage – Recapture sur le
mouflon méditerranéen (Ovis gmelini musimon x Ovis.sp) au sein de la RNCFS du Caroux-Espinouse La méthode de Capture-Marquage-Recapture (CMR) a pour but principal d’évaluer la dynamique d’une population, mais aussi les paramètres liés comme la fécondité et la survie. Ces résultats dépendent du taux de marquage de la population, plus il est élevé, meilleurs sont les résultats. Pour mieux évaluer le taux de marquage de la population de mouflon méditerranéen (Ovis gmelinii musimon x Ovis.sp) sur la réserve naturelle de chasse et de faune sauvage du Caroux-Espinouse, ce rapport détaille secteur par secteur les résultats. Ce taux de marquage est estimé grâce aux recaptures visuelles et physiques. Les secteurs de la Serre d’Aret et le Pas de la Lauze (secteurs nord) apparaissent comme des secteurs ayant un bon taux de marquage, des propositions de déplacement/remplacement de cages sont donc
proposées. La Peyroutarié et le Crouzet apparaissent en déficit fasse aux secteurs nord, ceux-ci vont recevoir des propositions de nouveaux pièges pour augmenter leur taux. Les emplacements de pièges sont trouvés grâce aux localisations obtenues sur les animaux équipés de colliers GPS. Le Crouzet ressort comme un secteur très important pour l’étude de la dynamique de population des mouflons car étant un secteur forestier, il est tout à fait différent des autres secteurs à tendance ouverte
avec des pentes rocheuses, il serait donc bon d’y capturer pour obtenir des données sur un secteur géographique très contrasté.
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Renouvellement du label Liste verte UICN sur la Réserve Nationale de Chasse et de Faune Sauvage d’Orlu (09) Située au coeur du massif des Pyrénées ariégeoises, la Réserve Nationale de Chasse et de Faune Sauvage d’Orlu souhaite renouveler son label Liste verte UICN obtenu en 2018. Ce label international récompense les aires protégées justifiant d’une gestion exemplaire. Pour obtenir de nouveau ce label, une autoévaluation de la réserve selon certains critères doit être réalisées. Ils sont répartis en quatre thématiques : la planification, la gouvernance, l’évaluation et les résultats. Cette autoévaluation a démontré que la réserve remplissait la plupart des critères et qu’une évolution a été marquée depuis le passage de l’ONCFS à l’OFB en 2020. En effet, cela a entraîné une diversification des thématiques d’actions sur la réserve, notamment les aspects sur les zones humides (protocole RhoMéO). La RNCFS démontre cependant certaines faiblesses côté communication mais l’OFB montre une volonté d’amélioration de ce volet là à travers notamment le nouveau plan de gestion 2024-2033. À cette autoévaluation s’ajoute un tableau de bord servant à suivre et à évaluer les valeurs principales de la réserve sur le long terme. Ce tableau servira à suivre l’état de conservation des espèces faunistiques emblématiques de la réserve que sont l’Isard (Rupicapra pyrenaica pyrenaica), le Grand tétras (Tetrao urogallus aquitanicus) mais aussi d’autres espèces patrimoniales telles que le Desman des Pyrénées (Galemys pyrenaicus) ou le Calotriton des Pyrénées (Calotriton asper). Un volet est aussi consacré aux services écosystémiques rendus par la réserve (zones humides) et à ses valeurs culturelles (accueil du public).
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Le déplacement des radeaux dans le cadre de la lutte contre le Vison d’Amérique Neovison vison les rend-t-il réopérants après plusieurs années de piégeage ? Cette étude cherche à déterminer la présence du Vison d'Amérique et l'efficacité des radeaux de capture sur la Nive aval en Pays Basque nord après 3 années de piégeage sur la zone. Les résultats montrent une faible présence de vison, confirmée par un indice de présence de 0.17. Le déplacement des radeaux n'a pas montré de lien significatif avec leur fréquentation, mais des limites dans les effectifs de contact et la méthodologie sont à notées. Certains milieux sont peu échantillonnés (Périurbain et Barthes) ce qui nécessite des ajustements pour les campagnes à venir. Il serait intéressant de tester des territoires similaires avec une présence supposée de visons plus importante et des faibles pressions de piégeage.
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Conservation d’un habitat naturel rare
et patrimonial dans le site Natura 2000 “Montagne Sainte-Victoire” : L’exemple des prairies humides de Traconnade. Au sein du site Natura 2000 Zone Spéciale de Conservation (ZSC) « Montagne Sainte- Victoire » ancré dans le territoire du Grand Site de France Concors Sainte-Victoire se trouvent les prairies humides de Traconnade. Ces prairies situées sur la commune de Jouques (13) constituent un enjeu prioritaire dans le Document d’objectifs1 (DOCOB) et sont composées d’habitats d’intérêt communautaire. La source Traconnade est d’une grande importance dans le réseau du bassin versant du Réal et procure une eau de qualité à l’ensemble du réseau hydrologique. Dans un objectif de conservation de cet habitat rare et patrimonial que sont les prairies humides de Traconnade, un travail sur les enjeux agricoles et écologiques a été mené. Une première phase de caractérisation du site, d’inventaires naturalistes mettant en valeur des espèces de la Directive Habitat Faune Flore comme l’Agrion de mercure Coenagrion mercuriale, la Diane Zerynthia polyxena et le Castor d’Europe Castor fiber a été engagé. En parallèle, un effort de concertation entre les usagers a permis de déterminer un panel d’actions intégré dans un plan de gestion. Celui-ci régira pendant cinq ans la gestion des prairies humides de Traconnade. Une Mesure Agro-environnementale et Climatique a été intégrée dans le but de concilier activités agricoles et préservation de la biodiversité. Ainsi, cet effort de conservation permettra de mieux connaître les espèces présentes et l’état de leurs populations grâce aux suivis proposés. La démarche pourra être appliquée à une plus grande échelle, celle du bassin versant ou à d’autres habitats d’intérêt communautaire présents sur le site Natura 2000.
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Evaluation des populations de lépidoptères de la RNCFS d’Orlu Le présent rapport avait pour objectif l’analyse des données rhopalocères obtenues sur la RNCFS d’Orlu après 5 années de suivi par la méthode dite du « chrono’ventaire » sur 5 sites à enjeux. Cependant, la méthode des « chrono’ventaires » ne permettant pas de répondre à l’ensemble de la commande, le présent rapport portera sur la mise en place d’une ou plusieurs méthode(s) permettant de répondre à la nouvelle commande de la structure : mettre en place un protocole permettant à la fois l’élaboration d’une ou plusieurs nouvelles méthodes répondant à 2 objectifs : le suivi des différents cortèges de rhopalocères face au réchauffement climatique et l’évaluation de l’impact des outils de gestion sur les populations de papillons. En conservant un objectif de la commande initiale : harmoniser et saisir l’ensemble des données récoltées depuis 1996 sur la réserve, sur une unique base de données.
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Inventaire et cartographie de la diversité des espèces d’oiseaux présentes sur la Réserve Naturelle de Chasse et de Faune Sauvage du Caroux-Espinouse L’objectif de mon stage, détaillé dans ce présent rapport, était de compléter un travail déjà entamé d’inventaire et de répartition des oiseaux nicheurs sur la RNCFS du Caroux-Espinouse. En effet, les données obtenues durant des suivis précédents étaient partielles car elles ne couvraient que certaines zones de la réserve.
Au fil de ce document, je détaillerai comment j’ai créé et mis en oeuvre deux protocoles de suivi de l’avifaune.
Le premier porte sur les oiseaux nicheurs diurnes présents sur la réserve, en ciblant en particulier les passereaux.
Il s’agit d’un suivi par points d’écoute effectués le matin.
Le second porte sur l’Engoulevent d’Europe. Il s’agit d’un suivi nocturne également basé sur des points d'écoute.
Plusieurs cartes ainsi que des graphiques montrent les résultats obtenus avec la mise en place de deux protocoles pour le suivi des oiseaux nicheurs sur la RNCFS en 2023. L’un porte sur les oiseaux nicheurs diurnes et l’autre se concentre sur l’Engoulevent d’Europe. Les données récoltées permettent de connaître la répartition et les effectifs des différentes espèces observées durant le suivi de 2023.
Concernant les oiseaux nicheurs, ces données sont ensuite analysées en prenant en compte l’impact de
l’habitat. En revanche, pour l’Engoulevent d’Europe, elles sont mises en relation avec les données obtenues 10 ans plus tôt. Il en ressort globalement que la réserve présente une certaine richesse spécifique, avec 39 espèces
d’oiseaux nicheurs détectées en 2023 sur des points d’écoute. On note aussi la présence d'espèces à enjeux, tel que le pouillot de Bonelli ou le pipit des arbres, et d’espèces indicatrices, comme l’alouette des champs, dont la présence était déjà connue mais dont la connaissance de la répartition à été enrichie grâce au suivi de 2023.
De plus, concernant l’engoulevent, le suivi de 2023 à permis de recenser 40 mâles chanteurs et de les localiser sur des zones de la réserve n’ayant, en majorité, pas été prospectée par le passé. Il est donc préconisé d’effectuer certaines améliorations sur les protocoles effectués en 2023, comme faire un troisième passage sur les points d’écoute mis en place pour le suivi des oiseaux nicheurs ou effectuer un test du biais observateur pour le suivi de l’engoulevent d’Europe. Les suivis pourraient être réitérés dans le but d’étudier l’évolution des populations et possiblement de répondre à de nouvelles questions, et notamment approfondir la connaissance de la relation entre l’habitat et les espèces présentes sur un milieu pour pouvoir y adapter la gestion de la réserve.
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Etude du succès d'éclosion des flamants roses (Phoenicopterus Roseus) en fonction des sites de nidification à Aigues-Mortes. La Tour du Valat effectue, depuis 1954, un suivi de la reproduction de la colonie de flamants roses (Phoenicopterus roseus) dans les Salins du Midi en Camargue, unique lieu de nidification de cette espèce en France. Le suivi par observations à la longue-vue est possible grâce au marquage des flamants, qui se voient équipés d’une bague en plastique avec un code alphanumérique lisible à 300m et d’une bague en métal. Les flamants nichent l’accoutumée sur des îlots et une digue mais il a été remarqué, en 2022 et 2023, que ces oiseaux se reproduisaient sur un nouveau site : le substrat gypseux (constitué d’un minéral appelé le gypse) qui affleure de l’étang. Seulement, cette stratégie semblait comporter des risques car les oeufs peuvent être facilement submergés par l’eau. Les analyses ont permis, dans un premier temps, de montrer que la propension des individus à nicher sur le gypse dépendait de leur âge et de leur origine. Ensuite, il s’est avéré que le succès d’éclosion des flamants ne dépendait finalement pas du site de nidification. Mais les analyses devront être poursuivies en même temps que le suivi originel, afin de vérifier ces résultats. Enfin, des propositions de gestion du site ont été présentées.
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Réactualisation de ZNIEFF et élaboration d’une méthode d’analyse L’association ANVL a reçu une commande de la DRIEAT pour la réactualisation de 43 ZNIEFF à la fin du mois d’avril. L’équipe et moi-même avons travaillé sur l’élaboration d’une méthode afin d’analyser les données, mettre à jour les listes d’espèces déterminantes par ZNIEFF, et avoir des supports fonctionnels pour le suivi de la réactualisation des sites.
Nous avons travaillé sur la réalisation de documents pour faciliter les prospections de terrain, sollicité les bénévoles, et réalisé des passages sur les sites prioritaires. Le présent rapport détaille les particularités et enjeux de certaines ZNIEFF, ainsi que les complications survenues lors de cette première année pour les salariés. Ce rapport contient enfin des pistes d’amélioration de la méthode.
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Diagnostic et plan de gestion espace naturel sensible Vallon Saint-Pierre Ce rapport fait état de l’élaboration du plan de gestion sur le site naturel du Vallon Saint- Pierre à Douarnenez. La protection et la conservation de la biodiversité s’articule autour de nombreux outils, parmi eux, on retrouve les espaces naturels protégés (ENP), ces derniers bénéficient généralement d’une protection foncière permettant une protection forte. Afin d’assurer une cohérence et une vision à long terme dans la protection de ces espaces le gestionnaire met en place un plan de gestion. Cet outil, indispensable au gestionnaire, permet de définir les enjeux d’un site et les objectifs de gestion.
Le plan de gestion du Vallon Saint-Pierre a été rédigé dans le cadre de mon stage au service valorisation et animation des sites naturels de la commune de Douarnenez. Durant ce dernier, j’ai mis en oeuvre les différentes phases nécessaires à la conception d’un plan de gestion, cellesci seront présentées dans la partie « Matériels et méthodes ». J’ai ensuite compilé et analysé les différentes données recueillies durant la phase de diagnostic afin d’en tirer des conclusions quant à la politique de gestion à mettre en place sur l’ENP concerné. Ces deux dernières étapes, seront présentées dans les parties « Résultats » et « Conclusion ».
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Evaluation des effets potentiels d’un parc photovoltaïque sur la densité d’individus de l’espèce Saga pedo au sein du site de L’Escale Dans le cadre d’une étude d’impact, effectuée par le bureau d’études Auddicé Environnement sur les parcelles agricoles de la commune de L’Escale, l’espèce d’orthoptères la Magicienne Dentelée Saga pedo (Pallas 1771)a été observée en mai 2023. Le projet sur le site d’étude, porté par l’entreprise H2air, est l’installation d’un parc photovoltaïque. Les enjeux induits par la présence de cette espèce, protégée sur le territoire français et européen, sont forts et ont motivé la réalisation de cette étude. Un protocole d’exploration des impacts d’un parc photovoltaïque sur la densité d’individus de l’espèce Saga pedo a été construit puis mis en place sur le terrain. Ce protocole a permis d’explorer les effets des différentes variables écologiques susceptibles de changer avec l’installation de panneaux solaires, sur la Magicienne dentelée. Il a également permis de confirmer la présence de l’espèce sur le site ainsi que d’apprécier la localisation des individus.
L’analyse a mis permis d’observer une corrélation négative entre le taux d’hygrométrie et les effectifs de Saga pedo. Cependant les contraintes temporelles et la difficulté à détecter cette espèce viennent nuancer ces résultats. Ce protocole ne permet pas d’exclure de potentiels effets des autres variables sur cette espèce. Néanmoins, cette étude peut constituer un préalable à de plus amples recherches autour du sujet.
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Inventaire de la faune aquatique souterraine et qualité des milieux en Nouvelle-Aquitaine En parallèle des collectes de terrain menées dans le cadre de l'inventaire de la faune aquatique souterraine en Nouvelle-Aquitaine, une étude préliminaire des données déjà acquises sur l'ancienne région Poitou-Charentes a été entreprise. Cela a permis d'approfondir nos connaissances sur la distribution de la stygofaune, en se concentrant sur le groupe des crustacés Niphargus, le seul taxon macroscopiquement bien visible et identifiable lors des collectes.
Concernant les paramètres géologiques (âge des formations et type d’aquifères), l’étude n’a pas pu totalement analyser leur influence sur la fréquence d’occurrence des Niphargus, en raison de la prédominance des sites datant du Secondaire dans cette région. De même, en raison du nombre limité de sites représentatifs des différents types d'aquifères, l'évaluation de la distribution des Niphargus dans ces milieux a été restreinte. Toutefois, ces constatations suggèrent a minima que les Niphargus sont largement distribués dans les aquifères karstiques du Secondaire, représentatifs de la région, mais qu’ils peuvent également se rencontrer dans d’autres types de milieux (aquifères fissurés et alluviaux).
En revanche, la présence des Niphargus se révèle être un potentiel bon indicateur (biomarqueur) de la diversité globale en stygofaune des sites, influençant les effectifs et la distribution des autres taxons. L'étude montre également que la présence des Niphargus n'est pas corrélée aux variables considérées, à l'exception de l’« accès à l'eau », ce qui se traduit en termes d’habitat par une fréquence d’occurrence plus importante en cavités naturelles, et dans les cours d’eau souterrains. En ce qui concerne la physico-chimie des eaux, les fréquences d’occurrence des Niphargus ne diffèrent significativement que pour les deux classes extrêmes de qualité des eaux. Selon cette étude, les Niphargus ne peuvent pas être considérés comme de bons bio-indicateurs pour évaluer la qualité des eaux souterraines.
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Caractérisation des interactions entre activités humaines autorisées et patrimoine naturel de la Réserve Naturelle Nationale du Banc d'Arguin (Gironde),
afin de répondre à des enjeux de gestion et de conservation. La Réserve Naturelle Nationale du Banc d’Arguin, située à l’embouchure du Bassin d’Arcachon, en Gironde, est un site exceptionnel pour de nombreux groupes taxonomiques, regroupant une diversité d’habitats terrestres et marins et proposant à la faune et la flore une multitude de niches écologiques nécessaires aux différentes phases de leur cycle biologique. La réserve est notamment connue pour ses colonies d’oiseaux.
Les enjeux de conservation sont de taille pour la SEPANSO Aquitaine, conservateur du site, puisque les activités autorisées sont nombreuses. Si le gestionnaire se doit d’être vigilant quant à ces enjeux, il est un cadre législatif évoluant également sans cesse et qui rappelle la finalité d’un tel espace protégé. C’est notamment le cas avec le récent décret portant sur les Zones de Protection Forte (ZPF), qui précise que les activités humaines ne doivent pas impacter la biodiversité, et qui s’avère être le fil rouge du travail présenté dans ce rapport. En effet, mon sujet porte sur les interactions entre activités humaines
autorisées et le patrimoine naturel de la Réserve. Sur fond de ZPF, mes diverses missions se résument en une synthèse bibliographiques scientifiques approfondies – la mise en place d’indicateurs biométriques – des analyses statistiques de données de gestion – et le recueil d’initiatives pouvant réduire les impacts des pressions anthropiques sur la biodiversité du Banc d’Arguin.
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Etudes préalables à l’installation d’une centrale photovoltaïque au sol : inventaire faunistique
de l’avifaune, l’herpétofaune et l’entomofaune. Pour faire face au dérèglement climatique, la consommation d’énergie renouvelable et plus particulièrement d’énergies solaires ne cessent d’augmenter. En raison de son faible coût, de sa facilité d’installation et de l’accessibilité au foncier, les projets de centrales photovoltaïque au sol sont en plein essor. Cependant, ces installations ne sont pas sans impacts sur la biodiversité du fait de son emprise au sol importante, de la modification des facteurs abiotiques (ombrage plus important notamment) ou tout simplement lors de la phase de travaux de ces installations. De ce fait, de nombreux porteurs de projet font appel à des bureaux d’études afin d’effectuer les études environnementales nécessaires aux vues de l’installation d’une centrale photovoltaïque. Ces études ont pour but d’évaluer les impacts du projet sur le milieu naturel selon la doctrine ERC (Eviter, Réduire, Compenser). Ce rapport présente les résultats des inventaires faunistiques concernant l’avifaune, l’herpétofaune et l’entomofaune. Ces inventaires ont été menés sur 3 sites distincts, composés de milieux naturels variés. Pour chaque site, les inventaires naturalistes ont permis de déterminer le niveau d’enjeu de celui-ci, en fonction des statuts réglementaires et de menaces des espèces présentes.
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Suivi de la migration nocturne par écoute acoustique : une méthode innovante permettant une meilleure appréhension des écosystèmes. Parmi les 2000 espèces d’oiseaux migrateurs dans le monde, près des 2/3 effectuent cette migration partiellement ou totalement de nuit. Cependant, les méthodes et les outils de suivi de cette migration nocturne sont encore peu développés et donc rarement utilisés hors du contexte universitaire. À travers l’état initial d’une étude d’impact sur un potentiel site d’accueil d’un projet photovoltaïque, nous avons utilisé la méthode d’échantillonnage par écoute acoustique dans l’optique d’évaluer l’apport de cette dernière dans un contexte réglementaire de diagnostic environnemental. Grâce aux données récoltées par un enregistreur acoustique passif, nous avons contactés 2600 individus appartenant à 39 espèces différentes. En mettant en relation ces données avec les données météorologiques, nous avons pu mettre en évidence une corrélation négative de la température et du vent sur le nombre d’oiseaux contactés.
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Création et déploiement d’outils au service de la politique départementale en faveur des ENS La politique départementale du Cantal en faveur des espaces naturels sensibles est fondée sur le développement d’un réseau d’acteurs qui assure la gestion courante et l’ancrage territorial du site. Le rôle du conseil départemental est surtout d’être moteur et d’accompagner les initiatives locales. Les différentes actions menées dans ce cadre nécessitent l’emploi d’outils spécifiques. Afin de poursuivre la mise en place des actions de gestion et de maximiser leur impact, le Conseil départemental a souhaité déployer un outil novateur ainsi qu’une politique différente. Mes missions se sont donc attardées sur le développement de l’outil, la base de données naturaliste et sur une réflexion quant à la mise en place d’une politique de maîtrise foncière. Ces deux missions ont été menées concomitamment tout au long de mon contrat d’apprentissage.
L’outil base de données naturaliste permet de synthétiser et formaliser l’ensemble des données relatives au patrimoine naturel des Espaces Naturels Sensibles. Composé de plusieurs tables disponibles sur le serveur central du Département et d’une application mobile, l’outil est aujourd’hui fonctionnel et sera déployé à l’automne au sein du réseau d’acteurs des Espaces Naturels Sensibles. L’une des visées de cet outil est l’extraction des données en vue de réaliser diverses analyses. L’analyse de ces données a notamment permis d’initier le travail de réflexion sur la mise en place d’une politique nouvelle, la politique de maîtrise foncière au sein des ENS. Ce large travail de réflexion a été synthétisé dans un document présenté aux élus de la commission transition écologique. Ce travail vise en premier lieu à réaliser un diagnostic de certains sites ENS afin d’identifier les pistes d’actions adaptées aux caractéristiques du site. Des suggestions quant à la mise en place d’une stratégie foncière ont aussi été formulées. En cas d’avis favorable de leur part concernant ce travail, un travail de rédaction d’une stratégie foncière sera opéré à partir des éléments énoncés dans mon travail de réflexion.
L’ensemble du travail mené constitue la base d’un projet ambitieux de la part du Conseil départemental qui pourra, s’il le souhaite, faire vivre et évoluer pour affirmer sa volonté d’implication dans la gestion des espaces naturels à forts enjeux environnementaux.
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Efficacité des mesures Eviter Réduire Compenser sur le projet de création du parc d'activité économique des Andrés sur la commune de Brindas (69) La Communauté de Communes Vallons du Lyonnais (CCVL) a construit une nouvelle zone d’activité sur la commune de Brindas (69). Ce projet implique plusieurs mesures ERC (Eviter Réduire Compenser), visant à ce que le projet ne nuise pas à la biodiversité.
Afin de vérifier l’efficacité de ces mesures ERC, un suivi écologique est prévu pour 30 ans, et en est aujourd’hui à sa 3ème année. Ce suivi est réalisé par le bureau d’étude Evinerude, et doit faire l’objet de rapports réguliers à la CCVL.
Pour avoir une analyse au-delà de l’avis d’expert, Evinerude a choisi de faire une analyse statistique des données du projet afin de déterminer l’efficacité des mesures ERC et le besoin en mesures de compensation supplémentaire.
A ce stade de l’étude, il semble que les mesures ERC n’aient pas suffit à conserver la biodiversité telle qu’elle était avant les travaux.
Pour les oiseaux, les cortèges semi-ouvert/bocagers et humides semblent les plus impactés. Le nombre d’espèce semble être en corrélation avec le taux de surface naturelle sur le site.
Hormis pour la Grenouille rousse qui a disparue, les amphibiens semblent garder un état de conservation similaire à avant les travaux, et la connectivité entre les mares est toujours fonctionnelle pour ce groupe.
Les données sur les reptiles et les insectes n’ont pas permis d’avoir des analyses poussées, néanmoins rien ne laisse à penser que ces taxons ont été significativement impactés. Ce travail d’analyse des données est précoce dans le déroulé de l’étude, et ne constitue pas une con-clusion finale, mais permet de prendre un premier recul sur l’efficacité des mesures ERC.
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Diagnostic du patrimoine géologique à enjeux sur le parc naturel marin d'Iroise et propositions de gestion pour une intégration au plan de gestion 2025-2040 Le long de la côte atlantique finistérienne, le Parc Naturel Marin d’Iroise a pour vocation d’associer les collectivités territoriales et les usagers aux décisions de l'Etat en mer autour d'un objectif de protection et de gestion durable de l’espace marin. Au-delà delà d’une diversité biologique remarquable, il bénéficie de paysages atypiques avec des centaines d’îlots et une côte rocheuse très découpée. L’un des objectifs fondamentaux du parc est de favoriser la conservation du patrimoine naturel, qui s’étend des milieux naturels aux espèces, en passant par le géotope. A travers un plan de gestion établi sur 15 ans, le parc décline les actions à mettre en place pour atteindre ses objectifs. Bien que relativement complet sur les questions de biodiversité, peu de données sont disponibles au sujet de la géodiversité. Pour pallier à ce constat, un diagnostic du patrimoine géologique à enjeux est nécessaire sur le périmètre du parc, pour une intégration au plan de gestion 2025-2040. Le contexte géologique inhérent à la mer d’Iroise est ainsi décrit sur la base de documents de références dépeignant le massif armoricain. Sur cette base, les Sites d’Intérêt Géologique abritant des Objets Géologiques Remarquables sont recensés sur le périmètre du parc. Pour chacun des sites, la responsabilité du parc est évaluée en termes de gestion, avec in fine la proposition de mesures spécifiques. Sur les 25 sites relevés, 16 sites disposent du statut particulier d’« espace de coopération » pour laquelle une gestion est déjà en vigueur sur la base d’une convention tripartite entre la Communauté de communes de la presqu’île de Crozon – Aulne Maritime, la Région Bretagne et le Parc Naturel Marin d’Iroise. Les neufs sites restants font l’objet de propositions de mesures de gestion qui seront discutées à l’occasion de la révision du plan de gestion.
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Suivi de population du Fadet des Laîches dans des parcs photovoltaïques Les impacts de la construction d’infrastructures énergétiques et surtout de centrales photovoltaïques sur la biodiversité sont de plus en plus étudiés dans le cadre de la transition énergétique. L’évaluation de ces impacts se fait par des études d’impacts réalisées à la suite de diagnostics environnementaux. Une espèce de papillon de jour, le Fadet des Laîches, présente un fort enjeu en Nouvelle-Aquitaine et ses habitats semblent influencés par ces aménagements.
L’objectif identifié de ce travail est donc de connaitre l’évolution des populations de Fadets des Laîches dans le but d’ajuster la gestion des habitats dans les parcs. Il est aussi question d’améliorer les connaissances relatives à cette espèce et de connaitre l’efficacité de
certaines mesures prises pour limiter les impacts. Pour cela, une étude des habitats et un dénombrement d’individus ont été effectués sur 6 parcs photovoltaïques localisés en Gironde (4) et dans les Landes (2). Les résultats obtenus sont donc : l’évolution des habitats dans les centrales, les caractéristiques des habitats favorables à l’espèce, l’utilisation des centrales par celle-ci pour son cycle de vie et l’évolution des effectifs.